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Tome sixième.
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526 MEM0TBES DE NAPOLEON .

fut de deux vaisscanx. Cet engagementfut le preraier de cette guerre, qui eutlieu dans la Mediterranee entre lesdeux nations. Si l’escadre frangaise sefut hattue eri ligne dans le canal de Li-vournc, il est ä penser qu’elle auraitsoutenu l'honneur du pavillon.

Mais cet evönement etait fort heu-reux pour la republique : si on avaiteu des succes, que les vaisseaux anglais se fussent relirds ä Gibraltar, on eiltfait sortir le convoi. Cette expedition,Sans but raisonnable et mal calculee,ne pouvait avoir que l’issue la plus fu-ncsle. Les troupes debarquerent et serendirent a Nicc oii eiles furent tresuliles, deux mois apres, pourdefendrecette frontiere contre les altaqucs dugeneral autrichicn Devins. Cet arme-ment coüta quelques millions au tre-sor, mais il ne fut pas Sans procurcr degrands avantages. Le grand-duc deToscane reconnul la republique et en-voya comrae ambassadeur a Paris lecomte Carletli, que la Conventionre^ut le 14 mars 1795. La republiquede Yenisc, qui s’etait refusee il enlrerdans la coalilion et avait refu un ngentfraiqjais, fut stimulee par rarmementd'une escadre fran$aise, e 1 envoyapour ambassadeur le noffe Quirini; sanomination est du 14 mars; Genes seraffenr.it dans ses dispositions de neu-tralile ; le roi de Naples etait entredans la coalition aussitöt que I'escadreanglaise et espagnole avaienl domiuddansla Mediterranee : il nvnil puissam-ment concouru ä la ddfense de Tou-lon ; mais ce prince, ainsi que Rome,le roi de Sardaigne , les ducs de Mo-delle et de Panne , dcvait eeder arascendant de la re " i dans laCampagne de 1796.

§ V.

Depuis le 9 thermidor (27 juillß*1794), le midi etait fort agile. Le ff*'bunal rdvolutionnaire de MarseiH eaVait fait perir sur l’echafaud l° u ^ el’dlite du commerce de cette villß- ^ eS

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avaient encore la baute main ; ils 8°'missaient de la ruine de la Montag"®et fremissaient des lois moddrdes tl" 1regnaient alors; d’un autre cotd, ' ereste du parti des sections, quoique fo*affaibli par l’emigration et les pc rte1 ’de toute espece, l’agitait; ilanime par im esprit violent de vcfl'geancc. Lapo ' ' de Toulon , t 0 " 1 ’les ouvriers de l’arsenal, les cquipag eSde I’escadre, tenaient au premier poi'f''ils voyaient avcc defaveur les rep rC 'sentans Marielle ct Chnmbon, qu‘* saccusaient d’ötre du parti des r6tra<J"teurs. Dans ces circonstances, un c ° r "saire franfais amena ä Toulon une pr |!ieespagnole; eile avait ä bord une vi"£'laine d emigres: la plus grande nart ißdelafamille Chabrillant. Un rassci»'blement lumullueux eut lieu ä Parsen ®*et dans les rucs; on se porla aux P rl ‘sons pour egorger ces malbeure"*'Les reprösentans se rendirent ä !’ars c 'nal; apres avoir barangue dans u " csalle les officiers de Padmmislrati 0 "’ils baranguorent les ouvriers dans l° sebantiers, leur promirent de lrad<" Y ®les emigres ä une Commission cxR'®'ordinnire et de les faire jug''r dans 1"“vingt-quatre licures; mais ils ela"’" 1cux-mOmcs suspccls, ils n’avaicntcunc inlluence sur Popinion, ie" ,sdiscours furent mal interprdtes. U" evoix se üt entemire: A la hintern? ^prutccleurs des emigres. La journ" 1,etait avancee, on commeiqjait a all"'mer les reverberes. Le lapagc ileve«® 1borrible, la foule tumultueuse; la g ar ^ e