527
GUERRE d’itaue( 1792-1795).
"ccourut et fut repoussüe. Dans cetle
C| rconstance, Napoleon reconnut par-
*** tes chefs du tumulte plusieurs ca-
bonniers qui avaient servi sous !ui au
Slt 'ge de Toulon ; il monta sur un
hantier, les canouniers firent respec-
f er leurgenöral et imposerent silence;
^ eut le bonhcur de faire effet, de cal-
ftler les passions de cette aveugle mul-
l'lude; les representans sortirent sains
e t saufs de l’arsenal; mais le desordre
^ a 't plus grand encore dans les rues.
^ Ux Portes des prisons, la resistance
garde commengait ä mollir; il s’y
len dit, le peuple fut contenu; il pro-
Viele lendemain aujouries emigres
Ser aient traduits et jugos; il n’cüt pas
et c aise de persuader ce qui cependant
^ ait de toute evidence, que ces emi-
gras n’6taientpas dans le cas de \a loi,
Püisqu’üs n’avaientpas viole Icur ban.
ans !a nuit, il les fit placer dans des
Ca 'ssons de parc et les iit sortir de la
v ‘P e comme un convoi d’artillerie;
bateau les attendait dans la rade
( *%eres oü ils s’embarquercnt et fu-
* e »t ainsi sauves. La fermenlation alla
^Toulon cn augmentant, et entin le
^ mai on y courut aus armes; la ca-
na üle se declara en insurrection,
ar ^ta ou mit en fuiteles representans
I* 1 ' so trouvaient daus la ville. Mais
C ^ x -ci prirent le dessus a Marseille et
'^'iiherent conlre Toulon . Les Tou-
° tl "ais sortirent avec trcis mille honi-Die s
c °nt]hai
et deux pieces de Canon ä leur ren-re - Le combat cut lieu sur les
j^jral Pacthod arriva avec un corpsaprJ° Upes de bgne; 9 uelc l ues i ours
Pour les Toulonnais, lorsque le
^V(»r
' s toulon fut sournis. Lors de cet
p ro ^ erilen ti Napoleon avait quitte la
'ce depuis un mois.
§ VI.
Les comites de gouvernement pre-senferent le tableau des officiecs-gü-nernux qui devaient etre empioyespendant la Campagne de 1795. Ungrand nombre d’officiers, qui avaientete eloignes depuis la finde 1792, pen-dant 1793 et 1794, rcgurent du Ser-vice; i! se trouva beaucoup de gene-raux d’artillerie qu’on ne pouvaitemployer. Napoleon, ftge alors devingt-cinq ans, etait le plus jeune detous; il fut portü sur le tableau desgeneraux d’infanterie pour etre em-ploye dans l’arlillerie lorsqu’il y auraitdes inspeclions vacantes. 11 dut quit-ter l’armec d’ltalie, comme Keller-mann venait d’en prendre le com-mandement. 11 confera avec ce gene-ral ä Marseille , iui donna tous lesrenseignemens qu’il pouvait desirer etpartit pour Paris . Il apprit ä Chdtillon-sur-Seine, cliez le perc du capitaineMormont, son aide-de-camp, la jour-nee du premier prairial, ce qui ledeeida ä y sejourner quelques jourspour atlendre que la tranquilliLe fütretablie dans la capitale. Arrivd ä Pa-ris , il seprüsentachez Aubry, membredu comite de salut public, qui avaitfait le rapport sur le' travail miiilaire;Iui observa qu’il avait cornmandü l’ar-tillerie du siege de Toulon et celle del’armee d’ltalie depuis deux ans; qu’ilavait arme les cötes de la Mediterranee,et qu’il lui etait penible de quitter uncorps oü il servait depuis son enfance.Ce represcntant objecta qu’il y avaitun grand nombre de generaux d’artil-leric et qu’il etait le plus jeune;qu’aussitöt qu’il y aurait des placesvacantes il y serait appele. Mais Aubry,six mois avant, etait encore capitained’artillerie; il n’ avait pas fait la guerredepuis la revolution, et cependant il