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ges et quatre mille prisonniers. L’ar-m6e frangaise se couvrit de gloiredans cette journöe. L’armöe autri-chienne abandonna toute la riviere deGßnes et prit position au-delä del’Apennin . L’une et l’autre armöeentrerent dans leurs quartiers d’liiver.Les Communications des Francaisfurent libres. Le quartier-göneral re-tourna ä Nice . Ainsi finit l’annöe1795.
CHAPITRE III.
TRE1ZE VENDläMIAIRE.
Consiitution del’an III. —Lois additionnel-les.—Resistance armee des sections deParis . —Dispositions d’attaque et de de-fense des Tuileries. — Combat du 13 Ven-demiaire. — Napoleon commandant enchef l’armee de l’interieur.— Barras.—La Reveillere-Lepeaux. — Rewbell . —Carnot. — Letourneur de la Manche.
§ l Cr .
La chute de la municipalitö du 31mai, de Danton, de Robespierre ,amena la fin du gouvernement revolu-tionnaire. Depuis, la convention futsuccessivementgouvernöe par des fac-tions qui ne surent acqußrir aucunepreponderance; ses principes variö-rent cbaque mois. Une öpouvantableröaction affligea l’interieur de la re-publique; les domaines cesserent de sevendre, et le discrödit des assignatss’accrut; les armees se trouvercntchaque jour sans solde, les requi-sitions et le maximum y avaientseuls maintenu l’abondance; le painmfime du soldat ne fut plus assur6 :le recrutement, dont les lois avaient6te executöes avec la plus grande ri-gueur sous le gouvernement revolu-tionnaire, cessa; les armöes continue-
rent d’obtenir de grands succes, P arfeque jamais elles n’avaient et6 p' u9nombreuses; mais elles eprouvaie«des pertes journalieres qu’il n’y eUplus de moyen de r6parer.
Le parti de l’etranger, qui s’^tay 81du pretexte du retablissement desBourbons, acquörait chaque jou*" “nouvelles forces, les cornmunicati° aSßtaient devenues plus faciles ä l'ex*rieur; la perte de la röpublique se t ramait publiquement; la revolution et» 1vieille; eile avait froissö bien des dd er£ts; une main de fer avait pes<5les individus ; bien des crimes avaie n6te commis : ils furent tous releves aVeCacbarnement pour exciter tous les j° ur5davantage l’animadversion publi^ 6contre ceux qui avaient gouvern^ a(pministrö ou parlicipe d’une ma 11 '®^quelconque aux succes de la re'” 0 ^tion. Pichegrn s'6tait vendu; les V t0 'selytes des ennemis de la röpublid 06ne furent cependant pas nomb reU<dans l’armee; eile resta fidele al1 *principes pour lesquels eile avait ^tant de sang et remportd tan*victoires. Tous les partis ötaient f^ 1guüs de la convention; eile I ^d’elle-möme; eile vit enfin que ' elut de la patrie, le sien propre, e ^.jgeaient que, sans dtHais, eile relflPsa mission. Elle dücröta, le 21 J’ ul1795, la consiitution connue s<> u9 .nom de Constitution de l’an lH> ^confiait le gouvernement h cind P e ^sonnes, sous le nom de Directoir e ’legislature ä deux conseils ditsCinq-cents et des Anciens. Cette co» 5tution fut soumise ä l’acceptatioßpeuple r6uni en assemblees priw aire
§ II.
L’opinion i£tait g6n6ralement r^P a J gdue qu’il fallait attribuer le p eU