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Les sections de Paris avaient rnesureleurs forcps; elles meprisaient la fai-blesse de la Convention. Cette assem-b!<5e de l'Odcon etait un comite d’in-surreclion. La convention se röveilla ;eile annula l’assemblee de l’Odeon, ladeclara illegale, et ordonna ä ses comi-tes de la dissoudre par la force. Le 10vendemiaire, la force armee se porta Ül’Odeon, etexecuta cet ordre. Quelqueshommes rassemblös sur la place del’Odeon firent entendre des murmu-res, se permirent quelques injures,mais n’opposerent aucune resistance.Cependant le decret qui fermait l'O-deon excita l’indignation des sections:celle Lepelletier, dont le clief-lieu <Haitau couvent des fllles Saint-Thomas ,etait la plus animee. Un decret de laconvention ordonna que le iieu de sesseances fut ferme, l’assemblee dis—soute, et la section desarmde. Le 12venddmiaire (3 octobre), ä sept ou huitbeures du soir, le general Menou, ac-compagnö des representans du pcuple,commissaires pres de l’armee de l’inte-rieur, se rendit avec un corps nom-breux de troupes au lieu des söancesde la section Lepelletier, pour y faireexfauter le decret de la convention ;infantcric, cavalerie, artillerie, tout futentassö dans la rue Vivienne, a l’extre-mit6 de laquelle est le couvent desfillesSaint-Thomas. Les sectionnairesoccupaient les fenCtres des maisonsde cette rue. Plusieurs de leurs döla-chement se rangerent en balaille dansla cour du couvent, et la force miii-taire que commandait le genöral Me-nou se trouva compromise. Le comitede la section s’6tait declare reprösen-lant du peuple souverain dans l’exer-cice de ses fonclions; il refusa d’obeirnux otdres de la convention, et npres
une heure d’inutiles pourparlers, egünöral Menou et les commissaires ela convention se relirerent, par aneespöce de capitulation, sans avoir d
sarme ni dissous cc rassemblenren >
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La section, demeuröc victorieuse,
des
conslitua en permanence, envoyadepulations ä toutes les autres sections,vanta ses succes, et pressa l’organ ,sation qui pourrait assurersa resista ,ice ’Elle prepara ainsi la journee du 1vendemiaire.
Napoleon , attache depuis quel<l ueSmois ä la directiori du mouvemeiit ^arm£es de la röpublique, etaitspeetacle au theälre Feydeau, lors<J ue ’instruit de la scene singuliere q ulpassait si pres de lui, il fut curie fl<d’en observer les circo»stanccs; voyles troupes conventionnellcs rep° u ®sees, il courut aux tribunes de la co”
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vention pour juger de l’effet de ce
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nouvelle, et suivre les developpem 1
et la couleur qu’on y donnerait.
convention 6tait dans la plus gra 11
agilation. Les representans aupr^ s ^
l’armee, voulant se disculper, sc
reut d’accuser Menou. lls attribue re
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ä la trabison ce qui n’dlait du q' 111
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malbabilele ; Menou fut decrete <*rcslation : alors divers represetn .se montrerent successivement ä ' abune: ils peignirent l’ötendue du
ger. Les nouvcllcs qui ä cliaque
da' 1 'ins-tant arrivaient des sections, ne ^saient voir que trop combien d ^ jgrand : chacun proposa le general \avait sa confiance pour remp' 3 ^Menou; les thermidoriens propo s8 ' e ^Harras; mais il etait peu ngröabl®^^autres partis. Ceux qui avaient eToulon , ä l’armee d’ltalie, et les m e .bres du comit6 de salut public,
avaient des relalions journalieresa^
Napoleon , le proposerent conunßPcapable que personne de le» tirer d