TREIZE VENDEMIATRE.
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Pas dangereux, par la promptitude deSotl coup-d’ooii, l’energie et la raode-»ation de son caractere. Marietle, quidu parti des moderes et an des^mbres les plus influens du comite^ es quarante, approuva ce choix. Na-Polöon, qui entendaittoutdumilieu de^ foule oü il se trouvait, deliberaP r es dune demi-heure avee lui-memes,lr ce qu’il avait ä faire. II se decida6n fin et se rendit au comite, auquel ilLignit vivement l’impossibilitö deP°dvoir diriger une Operation aussilni Portante avec trois representans^ u 'i dans le fait, exerfaient le pouvoir^ gönaient loutes les operations du^ eii eral; il ajouta qu’il avait etc temoin^ 1 evenement de la rue Vivienne,les commissaires avaient ete lesP' üs coupables, et s’etaient pourtantUntres au sein de Vassembiee enac cu.sateurs triomphans. Frappö deCes raisous, mais dans l’impossibilitedeslituer les commissaires saus une° n gue discussion dans l’assemblee, lecomite, pour tout coneilier, car i\ n’a-Va >t pas de temps a perdre, prit leParti de proposcr, pour gönöral enChef, Barras, cn donnant le comman-tfement en second ä Napoleon. Par lä°n se trouva debarrassö des trois com-’bissaires sans qu’ils eussent ä se plain-^ te - Aussitöt que Napoleon se vit^ ar g6 du commandement des forces( 1 11 * devaient proteger l'assemblöe, il^fcansporta dans un des cabinets des^'leries oü ötait Menou, afin d'obtc-lllr ^ lui les renseignemcns necessai-es sbr les forces, la position dest r ° u pes et de l’ariillerie. L’armee n’e-j _ q«e de cinq mille hommes de tou-p 6 .*! ar, bes. Le parc ötait de quaranteg eces de canon, alors parquees aux! °ns, sous la garde de vingt-cinq
riqq 111168, ^ une h eure a P r ^ s m '"1 ’ ' e general expödia aussitöt un
chef d'escadron du 21 e de chasseurs(Murat) avec trois cents chevaux, entoute diligence aux Sablons, pour enramener l’artillerie dans le jardin desTuileries ; un moment plus tard iln’eüt plus ete temps. Cet ollicier arriva4 trois heures aux Sablons, il s’y ren-contra avec la töte d’une colonne dela section Lepelletier, qui venait saisirle parc; mais il etait a cheval et enplaine; les sectionnaires jugerent touteresistance inutile; ils se retirerent; etä cinq heures du matin, les quarantepieces de canon entrerent aux Tuik-ries.
§ IV.
De six heures ä neuf heures, Napo-leon plapa son artillerie a la löte dupont Louis XVI , du Pont-Royal et deia rue de Rohun, au cul-de-sae Dau-phin, dans la rue Saint-llonore, auPont-Tournant, etc., etc.; il en contiala garde a des ofliciers sürs. La meclieetait allumee, et la petite armee dis—tribuee aux differens postes, ou enröserve au jardin et au Carrousel. Lagöndrale battait dans tous les quartiers;dans ce temps les bataillons de gardenationale prenaient position aux d£-bouches des rues, cernant le palais etle jardin des Tuileries; leurs tamboursportaient l’audace jusqu’ä vcnir baltrela genörale sur le Carrousel et sur laplace Louis XV : le danger ötait immi-nent ; quarante mille gardes nationauxbien armös, organises depuis long-temps, ötaient sous les armes, et fortanirnös contre la Convention; les trou-pes de ligne chargees de la döfendreötaient peu nombreuses, et pouvaientfacilement ötre enlrainees par le Sen-timent de la population qui les envi-ronnait. La Convention, pour accroi-tre ses forces, donna des armes ä