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§ VI.
Apres le 13 vendemiaire, Napoleoneutä reorganiser la gurde nationale; cequi dtailun objet de la plus liaule im-portarice, eile se composait alors decentquatrebatailions. II forma en mö-me temps la garde du directoire etreorganisa celledu eorps legislatif. Cesmömeselemens se trouverent precise-ment, dans la suite, une des causes deson succes, älafameusejournCe du 18brumaire. II avait laiss6de tels ouve-nirs parmi ces corps, qu’ä son retourd’Egypte , bien que le directoire eüt re-commande ä sa garde de ne point luirendre d’honneurs militaires, et il neput robtenir et empöcher de battreauchamp des qu’il paraissait.
Le peu de mois qu’il commandal’armee de l’intcrieur se trouverentremplis de difficultes et d’embarras,attaclies ä rinstaliation d’un gouverne-ment nouveau, dont les mcmbresetaicnt divises enlre eux, et souventen Opposition avec les conseils; cettefermentalion sourde parmi les an-ciens sectionnaires, qui etaient encorepuissans dans Paris , la turbulence ac-tive des jacobins, qui s’etaient reunisen assemblde palriotique sous le nomde societe du Pantlidon, les agens desetrangers qui fomentaient partout ladiscorde, le discreditdesfinances et dupapier monnaie qui mecontentaicntles troupes ä l’extrßmc; mais plus quetoutcela encore, riiorriblefaminequi,ä cette dpoque, desola la capilale, dixou douze fois les faibles distributionsjournalieres, quele gouvernement fai-sait, manquerent. II fallaitune activitd,une dexteritd peu communes pour sur-monter tant d’obstacles etmaintenir lecalme dans la capitale en ddpit de cir-constanccs si fächeuses et si graves.La societe du Pantheon donnait cha-
que jour plus d’inquietude all g° u 'vernement; la police n’osait abordercette socield de front; le general enchef lit racttre le scclle sur le lieueile tenaitses seanees; les mcmbres nebougerent plus, tant qu’il demeura P re 'seut; ce ne fut qu’apres son depftfkqu’ils parurent sous l’influence de ® a 'boeuf, Antonelle etaulres, et eclatere'd
au camp de Grenelle. II eut souvharanguerä la halle, dans lesrues
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sections et dans les faubourgs ; ctun eremarque curieuse, c’est que de loutesles parlies de la capitale, le faube urt »Saint-Antoirie est celui qu’il a t° ujours Irouve le plus facile a entend reraison et ä recevoir des impuls' 0115genereuses. i
Ce fut pendant qu’il commanda 1
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Paris , queNapolöon lit la connaiss 3de madame de Bcauharnais. On aValexecute le desarmement general- ^ sepresenta ä 1’etat-major un jeuneh 0lI Jme de dix ou douze ans, qui viidsupplier de lui rendre l’epde de s °^pere, qui avait ete general de la iepblique. Ce jeune homme dtait Eng c[l ^de Beauharnais, depuis vice-roi dlie. Napoleon , touche de la na^
de sa demande et des gritces de
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äge, lui accorda ce qu’il deniandfb ’Eugene se mitä pleurer en voy aIlt ^pde de son pere; le general entouclid et lui temoigna tant de bi eflveillance, que madame de Beauba''".^se crut obligöe de se rendre ehe?- l ul ^lendemain, pour lui en faire des ^mercimens. Cliacun connait la S fcextröme de l’imperatrice Josdph 1 ^
ses manieres douces et attray anLa connaissance devint bientöt ind
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et tendre, et ils ne tarderent p aSmarier.
On avait reproche ä Schbrerinarulant l’nrmbe d’ltalic, de n c ,avoir su profitcr de !o Bataille de L° ar1 ^
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