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Tome sixième.
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TIIEIZE VEiNDEMIAIRE.

° n ßtait peu satisfait de sa conduile.®° n quartier-general de Nice comptaitj^aiicoup plus d’employes que de rai-J^ires. II demandait saus cesse de^ r geut pour solder ses troupes etr °°rganiser les differens Services, ainsides chevaux pour remplacer ceuxetaient morts faute de fourrage. Le8°ttvernement ne pouvant donncr niüt > ni l’aulre, faisait des reponses^'latoires, et l’amusait par de vaines^ r °tuesses. Scherer s’en apergut et fit® 0, n>aitreque si l’on tardaitdavanlage,

" Serait obligd d'evacuer la riviere de

Stifts, de revenir sur la Roya et peut-ötrg

de repasser le Var . Le directoirec ° ! 'su\ta le göneralde l’armee de Vin-^rieu r q U i lui remit un memoire surCßt objet.

Dn jeune homme de vingt-cinq ansli ® pouvait rester plus long-lemps ä la^t e de l’armde de Paris ; le Sentimentses talens et la confiance que l’ar-d’Italie avait en lui, le ddsigne-rß nt comme le seul capable de la tirerla fächeuse Situation oü eile se trou-Va >t; tout cela decida la gouvernementa nommer Napoleon gdneral en chefde l’armee d’Italie; il quitta Paris lemai s 1796. Le general llatry, äge des oixante ans, employe ä l’armee deSambre-et-Meuse, le remplaca ä l’ar-diee de Paris , qui avait perdu son im-^rtance depuis que la crise des sub-S| stances etait passde et que le gouver-^ßient setrouvait assis.

§ VII.

^Lorsquela revolution dclata, Barrasofficier au rdgiment de l’ile-de-ft r ® nce ’> envoye ä la convention natio-Y e P ar son departement, celui du’ a P f es le 31 mai, il fut, ainsi que^ r ° n > nomme commissairc en Pro-Ce i foyer de la guerre eivilo. De re-

tour a Paris , il se jela dans le parti ther-midorien; menace par Robespierre ,ainsi queTallien.ilssereunirentäce quirestait des amis de Danton , et firent lajournee du9 (bermidor. Au moment dela crise, la Convention le nomma pourmarcher sur la commune qui avaitpris parti pour Robespierre : il reussit;cet evönement lui donna une grandecelebrite. Les tbermidoriens, apres lachute de llobespierve, devinrent leshommes de la France . Le 12 vendd-miaire, lors (le l’arreslation de Menou,lescomites imaginerent, pour se de-faire des trois commissaires pres l’ar-mee de l’interieur, de reuiwi dans sapersonne les pouvoirs des commissai-res et ceux de commandant de cette ar--mee. Mais les circonstances etaienttrop graves pour lui; il n’avait pointfait la guerre. Les evenemens de ther-midor et de vendemiaire le porterentau directoire. Il avait peu l’habilude dutravail; cependant il fit mieux que l’onne s’y etait altendu. On lui reproclia sadepense, ses liaisons avec des hommesd’affaire ainsi que la forlune qu’il fitpendant les quatre ans qu’il fut enplace, et qu’il nc prenait pas la pcinede dissimuler, tout cela contribua ä lacorrupüon de l’administration ä cettedpoque. Rarras dtait d’une baute sta-ture; il parla quelquefois dans des mo-mens d’orage, et sa voix couvrait alorstonte la salle; ses faculles morales ne luipermettaient pas d’aller au delä dequelques phrases; la passion avec la-quelle i! s’enongait,l’auraitfaitprendrepour un hommede rdsolution.En fruc-tidor, il forma avec Rewbell et la Lte-veillöre la majoritö eonlre Carnot ctRarlbelcmy. Apres cette journee, il futenapparencel’hommele plus conside-rnble du directoire, mais en realitdc’etait Rexvbell qui faisait les affaires;il soutintloujours, depuis le 13 vende-