m
MEMOIRES DK NAPOI.fiOX.
L'Italic n’a que cent cinquante lieuesde frontieres avecle conlinentde I’E U '
cöte du nord avec un rayun egal ä ladistance de Parme aux bouches du Var ,ouaux bouches de l’Isonzo ( soixantelieues), vous aurez trace le develop-pement de la chatne superieurc desAlpes qui separe l’Ualiedu conlinent.Ce demi-cercle forme le territoire dela partie dite conlinentale, dontla sur-faceest de cinqmille lieues carrees. Lapresqu’iieestun trapeze compris enlrela partie conlinentale au nord, laMedi-terranöe ä l’ouest, l’Adrialique ä Test,la mer d’Ionie au sud; dont les deuxcötes lateraux ont deux Cents ä deuxcerildix lieues de longueur, et les deuxautres cötes de soixante ä quatre-vingtslieues. La surface de ce trapeze est desix mille lieues carrees. La troisiemepartie ou les lies, savoir : la Sicile , laSardaigne , la Corse qui, geogrophique-meiit, apparticnl plus ä l’Italie qu’a laFrance , forme une surface de quatremille lieues carrees, ce qui porte äquinze mille lieues carrees la sur-face de toule l’llalie. On a considereici les limites naturelles saus entrerdansaucunedivision politique. Ainsionne tient compte ni de la Savoie qui estau-delä des Alpes , ni delaDalmatie, nide 1’Istrie , l’on a compris la partie desbailliages suisses , italiens, <jui sont en-dega des Alpes , et la partie du Tyrolqui verse ses eaux dans 1’Adige , et esten-dega du Brenner ; tout cela d’ail-leurs forme peu de changement.Du cöte de Test, on a place la borne äl’Isonzo, quoique la division naturelledes montagnespasseraitentre Laybachet l’Isonzo , comprcndrait une partiede la Carnioleet de l’Islrie, etjoindrnitl’Adriatique a Fiume. Mais ä l’Isonzo les montagnes des Alpes s’abaissentet devienuent d’une moindre conside-t&tioo.
rope, et ces Cent cinquante lieues soidfortiliees parla plus forte barriere q uel’on puisse opposer aux hdmmcs, l eSplus haules montagnes de !’Europ e <que defmdent des neiges eternell eSet des rOiCh.es esearpees. La popuh 1 *' 011de la conlinentale est de sept inilli° nS(I'ämes; celle de la presqu’ile de l' 11 '*'millions; et celle des liesest de dc u *millionslrois cent mille, La populah 011totale de 1’ltalie est de dix—sept a di*huit millions d’habitans. Les ancie ,lSdivisaient l’Italie en trois parties:Gaule cisalpinc, qui comprenait toU* ela partie continentale; eile etait bo f 'nee par le Rubicon du cöte de Fest, $par la Magra du cöte de PouestLlie, proprement dite, qui contenait^Toscane , les etats romains et une p ,ir "tie du royaume de Naples . Enlin !aGrande-Grece , ou la partie meridioi'* 1 * 0de la presqu’ile. La premiere parLie aöte habitee par les Gaulois .' ceü *d’Aulun ont fonde Milan six cents a,lSavant Jesus-Christ ; ceux de la Loi rC 'Cröinone et Mantoue . La deuxic ,Ilßpartie ötait habitee par les Ilnli c[lS
proprement dits, et la troisieme p arcolonies grccques; sous Auguste ,comptait qualre millions six cent mciloycns romains habitans de l’ltol* e
le«
oi>
ilie
§ H.
lies Alpes sont les plus grand^montagnes de l’Europe ; dies sep arC,nl’llalie du continenl. Nornbre l * ecols les traversent; cependant P eU
d’enlrceux sont seulspratiques p ararmees, les voyageurs et le comme
le»
rcß-
oi'
A quatorze cents toises d’elevation,ne Irouve plus de trace de vegetati° n ’ä une plus grande elevation les
respirent et vivent peniblem^*
mes