t°üs les <Hats de la republique de Ve-n ' se - Elle est une des plus ricbes du'“'omle; couverte de grandes et nom-^euses villes, eile nourrit une popu-''lion de cinq a six millicns d’habitans.
Le Pö,
est
appele Eridan par les Grecs,
Une mer par le grand nombree rivieres dont il reeoit les eaux. Sur5 rive gauche, toutes ceiles qui tom-e,) t de [ i( cröte des Alpes rhetiennes,e,| nines et coltiennes; sur la rive
^'Pes
r(,1 ^ e toutes ceiles qui coulent des
1 maritimes et des Apennins ligu-s le,18 -ATurin, la Doria qui prend sa' 5 ° llrc e au Mout-Genevre; ä Chivasso,e .^°ra-Brtitea qui descend du montj^ut-Bernard; entreCasal et Yalenza,^ ^ e sia q H i descend du Simplon; ä® vic , le Tesin qui sort du Saint-
I ^’-'U'd; entre Plaisance et Cremone,
qui descend du Brenner; presL°rgo-Forte, l’Oglio ; un peu plusf ll1, ^ Mincio. Sur la rive droite, il65011 l e Tanaro qui prend sa source
II C °1 de Tendc et qui avant d'arriver^ es de Bassignana, entre Valenza et
es; andrie, a recu la Stura, qui des-C ° n( i du col d’Argentieres, et la Bor-j^da qui descend des hauteurs deVdinettoetde Saint-Jacques; il refoitai >'dcssus de Castel-Novo la Scrivia quies cend du col de la Borghella; prese Plaisance, la Trebia qui prend saS ^ tirce au col de Toriglio, ä trois lieues15 Eöiiug; pres de Colorno , le Tarro ;^ de Guastala, le Crostolo ; presL'Mirandola , le Panaro; vis-ä-vis'"doue, la Secchia; pres de Ferrare ,
le He
Uo;
Sau J; riv ‘6 |es qui toutes out leursLen 08 1111118 !es A Pcn»'"S liguriens .s C pt ? Se jette dans l’Adriatique par>i <]■ ° Uclu ‘ s ä dix lieues de Ferrare ,(l es ! ' 1C!Ue * de Venise , ä dcux lieuesde 1 > ° Uc ' les de l’Adige , ä huit lieuesO^nes; il a ccnt trente a centl ' cil 'q lieues de cours; sa largeur
est de cent trente toises vis-ä-vis Tu-rin , de deux cents toises vis-ä-vis Plaisance, de trois cents toises ä BorgoForte, de six cents toises ä Ponte-de-Lagoscuro, vis-a-vis Ferrare . Eleve audessus du sol, sa penle est d’un piedsur mille toises. Il est cncaisse par desdigues qui, ä certains endroits, outjusqu’ä trente pieds d’elevalion : cettebelle plaine qu’il traverse est menaedecomme la llollande d’ötre submergeepar ses eaux. Les rivieres qui entrentdans le Pö par la rive droite, surtoutdepuis le Tarro, y causent de fre-quentes inondations, et occasionnentnombre d’accidens et de desordres, cequi donne lieu ä de grandes questionsd’liydraulique, et a rendu les inge-nieurs italiens plus experts dans cetteScience que tous les autres savans del'Europe . Le systöme des eaux a sou-vent donne iieu ä des guerres entreParme, Modene, Bologne et Ferrare .Lorsque les eaux du Pö s’elevent ra-pidement ä plus de trois pieds de leurniveau ordinaire, les populations en-tieres se portent sur les digues pourveiller ä leur Conservation. Ces alertesont souvent lieu deux ou trois fois paran nee, et parfois plusieurs annöes sepassent saus qu’il s’en presente. Lesaffluens des deux rives du Po differenten ce que ceux de la rive gauche sonldes rivieres, et ceux de la rive droitedes torrens, parce que ceux de la rivegauche descendent des Alpes , oü il ya des glaciers, et des-lors qu’ils ne ta-rissent jamais, et que ceux de la rivedroite descendentdes Apennins , mon-tagucs du second ordre tres inclinees,d’oü les eaux coulent rapidement pen-dantla saison des pluies.
Les rivieres au nord du Pö, qui sejetlent dans l’Adriatique, sont: l’Adige ,qui prend sa source au pied du Bren-ner ; la Brenta, qui prend sa source