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MEMOIKES f)E NAPOLEON.
coupe la vallee du Pö : cette ligneexige que i’on soit maitre du lac deGarda et de la forteresse de la Rocca-d’Anfo. Le Mincio est une riviere detres peu de largeur, c’est un legerobslacle en lui-möme; mais en bou-ciianl tous les canaux d’irrigation qui1 appauvrissent, il cesse d’ütregueable.Les places de Peschiera et de Man-toue l'ont la principale force de cetteligne. Manloue defend le Serraglio etla partie du Mincio jusqu’au Pö. Lescoilines de Monzambano et de laYolla, sur la rive droite, dominent larive gauclie ; celles de Salionze et deValeggio, sur la rive gauche, domi-nent la rive droite. Unepetite ciladellesur la rive gauclie au mamelon deValeggio, une autrc sur le mamelonde Salionze, le retablissement de lapetite place de Goito, couverte pardesinondalions, rendraient cette ligne as-sez bonne; cependant l’armöe quil’occuperail scrait obligee d’avoir uucorps detacbe sur la rive droite duPö.
L’Oglio est souvent guöable; il arinconvenient, du cötö de sa source etde sa gauche, de s’approcher de l’Ad-da ; de sorte qu’une armöe qui seraitplacee sur la rive droite de cette ri-viere, serait facilement coupee deMilan , ce qui est frequemment arrivödans les guerres de Venise et desVisconti. Mais si la retraite de cettearmöe pouvait se faire par la rivedroite du Pö, cette ligne pourrait ötredans ce cas de quelque utilite. L’Addaest parfois guöable; des fortifica-tions permanentes ou de Campagnesont necessaires 4 Lecco , a Trezzo, äCassano, ä Lodi, ainsi que des barquesarmöes sur le lac de Como. La placede Pizzighetone appuie le bas de laligne; une place ä Plaisance avec unpontsur le Pö, serait le complöment
de cette ligne rau defaut de ceteplace il faut une deuxieme armee s urla rive droite du Pö.
Le Tesin est une bonne lig |ie > cefleuve est large, profond, rapide, ® aisil est necessaire d’occuper Paviecom® etöte de pont: une place ä la StraiJ ei aserait le complöment de cette Üp r | e
pourarröter l’ennemisur larive
droit®
du Pö : au defaut de cette place il f aUune armee sur la rive droite du Pö-Stradella est le point le plus ötroit ela vallee du Pö : un fort la bouch eralen entier. La vienneut aboutirderniers mamelons des Apenninsriens. La vallöe n’a pas la lafg 6 ^d’une portee de canon; le Pö c<> u
de la
haut-
jusqu’ä leurs pieds. Le canonStradella battrait partout; plusplus bas que ce point, la vallee a d eou trois lieues de large, et un fort 1que celui de la Stradella ne larait pas.
§ VI.
t\r
L’Italie, isolöe dans ses limiteslurelles, söparöe par la mer et p artres hautes montagnes du restel’Europe , semble ötre appelee äf< ,rlIltunegraride et puissante nation ; 11eile a dans sa conliguration geogr a Pque un vice capital, que l’on peut 6siderer comme la cause des mall ,e ^qif eile a essuyes, et du morcelle I1,e ^de ce beau pays en plnsieurs m°"‘chies ou republiques indepcndai' 11 '^sa longueur est saus proporlioi» a , t ,sa largeur. Si l’ltalie eül etö hör ^par le Mont-Vellino, c’est-ä-dire a P^,pres a -la hauteur de Rome , ettoule la partie du terrain coin *!,j 0 .entre le Mont-Vellino et la mer .nie, y compris la Sicile , eüt ete J ^entre la Sardaigne , la Gorse, G^ |ie -, 6la Toscane , eile eüt eu un centre, P