Band 
Tome sixième.
Seite
553
JPEG-Download
 

OESCIUPTION DE L’lTALIE.

553

' e tous los points de la circonference;°^ e cüt eu unitc de rivieres, de di—et d’interöt locaux. Mais d’un( °^e, les trois grandes lies qui sont" n tiers de sa surface, ont des in-'^ts, des positions, et sont dans des' lrc °nstances isolees; d’un autre cöte,te de partie de la Peninsule au sud du‘ Ont -Vellino l et qui forme le royaume^«ples, est etrangerc aus interöts,8,1 elimat, aux besoins de toute la val-ee du pß. Ainsi, pendant que les^ a *dois passaient les Alpes cottiennes,S J* Cents ans avant Jösus-Christ, et^dabüssaientdans la vallee duPö, lesJ . r °cs debarquaient sur les cötes mö-■"'dionales par la mer Tonienne, et fon-,1le nt les colonies de Tarente , de Sa-ent e, de Crotone , de Sabargte, ötats(1U| furent connus sous le nom göneri-? lle de Grande-Grece. Rome , qui sub-j u gua et la Gaule et la Grece , rangea° üt e l’Italie sous ses lois. Quelquess jccles apres Jesus-Christ , lorsque le^'ege des empereurs fut transporte ä‘°nstantinople, les barbares passerentfsonzo et 1’Adige et fonderent diversclats; le tröne de la puissanle monar-ebie des Lombards s’etablit ä Pavie .Les flottes de Constantinople , maintin-r ent la domination impöriale sur lescötes de la partie meridionale. Plus1() cd, les rois de France penötrerents °uvent en Italie par les Alpes cottien-J' es '> et les empereurs d’AUemagne, pares ölpes cottiennes et rhötiennes; les

opposerent ces princes les uns

pnp es

a "^ res se maintinrent par cette(i diqu e d ans une eS p^ ce d’indöpen-

sio' Ce ’ auss ' 8 * a ^ aveur ^ es d |V ‘

n » et de (’anarchie qui s’ötablirentns les villes. Mais quoique le sud de** s °it, par sa Situation, separö dur(1 , l’ttalie est une seule nation ;

moeurs ! de langage, de lit-8 dre doit, dans un avenir plus ou

moins öloignö, reunir enfin ses liabi-tans dans un seul gouvernement.Pour exister, la premiere condition decette monarchie sera d’ötre puissancemaritime, afin de maintenir la Supre-matie sur ses iles et de defendre sescötes.

Les opinions sont partagees sur lelieu qui serait le plus propre ä ötre sacapitale. Les uns designent Vcnise,parce que lepremier besoin de l’Italie c’est d’ötre puissance maritime : Ve-nise, par sa Situation ä l’abri de touteattaque, est le depöt naturel du com-merce du Levant de l’Allemagne : c’estcommercialement parlant le point leplus pres de Turin, de Milan , plus mö-meque Gönes; la mer la rapproche detous les points des cötes : d’autres sontconduits par l’histoire et d’anciensSouvenirs, ä Rome ; ils disent queRome est plus centrale, qu’elle est äportöe des trois grandes iles de Sicile ,de Sardaigne et de Corse; qu’elle est aportöe deNaples,la plus grande popu-lation de l’Italie ; qu’elle est dans unjuste öloignement de tous les pointsde la frontiere attaquable : soit que1 ennemi se prösente par la frontierefrangaise, la frontiere suisse , ou lafrontiere autrichienne, Rome est äune distance de cent vingt ä cent qua-rante lieues ; que la frontiere des Al-pes forcöe. eile est garantie par lafrontiere du Pö, et enlin par la fron-tiere des Apennins; que la France etl’Espagne sont de grandes puissancesmaritimes, qu’elles n’ont pas leur ca-pitale placee dans un port; que Rome ,pres des cötes de la Mediterranee etde l’Adriatique , est ä möme de pour-voir rapidement avec öconomie parl’Adriatique, et, partant d’Ancöne etde Venise , ä l’approvisionnement et äla defense de la frontiere de ITsonzoet de l’Adige; que par le Tibre , Gönes