BATAILEE BE MONTEXOTTE.
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' es garnisons de maniere ä ce qu’elles116 donnassent aucun ombrage a l’ar-franpaise.
Hesormais les Autrichiens isolösPauvaient 6tre poursuivis jusque dans'''nfeieur de la Lombardie . Les trou-^ es de l’armöe des Alpes , devenues'j'sponibles, allaient en partie descen-l * re en Ttalie. La ligne de communi-Cat ‘on avee Paris 6tait raccourcie deenfin on avait des points^ a l > pui et de grands depöts d’artillerieformer des 6quipages de siege etassieger Turin möme, si le direc-0lre u’agreait pasla paix.
§ IX.
_ ^ armistice conclu, et les places deTortone et Ceva oceupees, on'Amanda s’il fallait aller en avant, et1Us( ld’oü?On concevait que l’armisticeavait fait tomber toutes les places° r tes et söpare l’arm£e piemontaisee 1 armöe autrichienne etait utile ;Pvais ne serait-il pas desormais plusavantageux de profiter des moyens^ acquis pour revolutionier entiere-4 ment le Piemont et Gönes avant4 d’aller plus loin ? Le gouvernement4 franfais avait le droit de refuser les4 negocialioiis proposöes et de d^cla-rer Sa volonte par un Ultimatum.s s erait-il pas impolitique de s’e
'gner de la France , de passer le“Tösin,
sans ßtre sür de ses derrie-' re s? Les rois de Sardaigne qui ont^ si utiles ä la France , tant qu’ils6t6 fideles, ontle plus contribue
^16 si utiles ä la France , tant qu’ils1 6-
» a Se& revers des qu’ils ont eliangö4 p PeÜtique. Aujourd’hui la dispo-Ä Slt i°n des ennemis de cette cour ne^ Sa Urait permettre la moindre illu-» >’ ^ es nobles et les prfitres las°nt ennemis irrecon-
ci 'iabl
es de la republique. Si on
» avance et qu’on eprouve une de-» faite, que n’aura-t on pas ä redouter» de leur haine et deleur vengeance?» Gönes möme devra donner de gran-» des inqui^tudes. Le Systeme de» l’oligarchie y domine toujours, et» quelque nombreux que puissent s’y» trouver les partisans de la France ,
» ils demeurent sans influence dans» leurs decisions politiques. Les bour-» geois de Gönes peuvent bien döcla-» mer, mais lä se borne tout leur» pouvoir. Les oligarques gouvernent,
» ils commandent aux troupes et dis—» posent de huit ä dix mille paysans» des vallöes de Fontana-Bona et au-» tres, qu’ils appellent ä leur secours» quand ils en ont besoin. Enfin doit-» on s’arröter aprcs avoir passe le» Tesin? doit-on passer l’Adda, l’O-» glio, le Mincio, 1’Adige , la Brenta,» la Piave, le Tagliamento , l’Isonzo?» Est-il sage de laisser sur ses derrie-» res de si nombreuses populations si» mal disposees? Le moyen d’aller» vite n’est-il pas d’aller doucement et» de se faire des appuis dans tous les» pnys que Von occupe, en changeant» le gouvernement et confiant l’admi-» uistration ä des personnes de inömes» principes et de mßmes intörßts que» nous ? Si l’on se portait dans le pays» de Yenise, n’obligerait-on pas cette» republique, qui peut disposer de» cinquante mille liommes, äprendre» parti pour l’ennemi? On repondalt» ä cela: l’armee fran^aise doit profiter» de sa victoire, eile ne doit s’arröter» qu’ä la meilleure ligne de döfense» contre les armöes autrichiennes qui» ne tarderont pas ä debouclier du» Tyrol et du Frioul. Cette ligne c’est» l’Adige : eile couvre toutes les val-» 16es du P6 ; eile intercepte la» moyeune et la hasse Italie ; eile isole» la place de Mantoue ; et probable-