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» ment cette place sera prise avant» que l’armee ennemie ne soit refaite» et en position de ia secourir. C’est» pour avoir meconnu ce principe que» le marechal de Yillars manqua tout» le but de la guerre en 1733. II etait» ä la töte de cinquante mille hom-» mes reunis au camp de Vigevano en» octobre; n’ayant pas d’armöe de-» vant lui, il pouvait se porter oü il» voulait. Il se borna ä se tenir en ob-» servation sur l’Oglio ä cheval sur le» Pö; ayant ainsi perdu l’occasion, il» ne la retrouva plus. Trois mois» apres, Mercy arriva dans le Seraglio» avec une armee. Le marechal de» Coigny, quoique ä la töte d’une ar-» mee tres superieure pendant toule» la Campagne de 173i, et victorieux» dans deux batailles rangees, celles» de Parme et de Guastalla, ne sut» tirer aucun parti de taut d’avanta-» ges; il inanceuvra alternalivement» sur les deux rives du Pö. Si ces gü-» neraux avaient bien connu la lopo-» graphie de l’Italie , des le mois de» novembre, Yillars eüt pris position» sur l’Adige , interceptant ainsi toute» l’Italie ; et Coigny eüt prolite de» ses victoires pour s’y porter ä lire-» d’aile.
» Sur l’Adige on a le moyen de pour-» voira touteslesdepensesdel’armee,» parcc qu’onen fait partagerle poids» a des populations nombreuses telles» que celles du Piemont, de la Lombar -» die, aux legations de Bologne et de» Ferrare , aux duches de Parnie et de» Modene. On craint de voir Venise » se declarer contre la France ? Le» meilleur moyen de l’empöcher, c’est» de porter en peu de jours la guerre» au milieu de ses ötats; eile n’est» point preparöe ä un pareil evene-» ment; eile n’a pas eu le temps de* faire des levöes et de prendre des
MEMOIRES ])E NAPOLEON.
» rösolutions; il faut empöcher le sönat» de deliberer. Si l’armee reste sur la» rive droite du Tesin, les Autricliiens» forceront cette republique de fa ,re» cause commune avec eux, ou ell e '» mömesejettera dans leurs bras, > n» fluencöe qu’elle sera par l’esprit de» parti. Le roi de Sardaigne n’est p' uS » ä craindre; ses milices sont cong^'» diees; et parconsöquent les Ang' alS» vont cesser leurs subsides; les aff® 1 '» res interieures y sont dans le P* uS» mauvais ötat. Quelque parti d ue» prenne la cour, le nombre des» contens ne peut manquer de s’ac"» croltre; apres la fievre vient» faiblesse. Quinze ä dix-huit a®' 1» hommes composent toutes les fof ceS» qui luirestent; dissemines dans u 'j» grand nombre de viiles, ils sulfi r0fi ,» ä peine ä maintcnir la tranqui" 1
» intörieure. D’un autre cöte, le & e '» contentcment de la cour de Vie nfle» contre le cabinet de Turin devie"'”» dra plus vif; eile lui reprocbe ra
» qu’a la premiere bataille per» il a desesperö de la cause c<
» mune. Ce n’est pas ainsi qu’en ■
» agi, en 1705, Viclor-Amödöe, ®P
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» la victoire que Vendöme remp» ä Cassano, oü le prince Eugene» acculö sur les bords du lac d’l s ® 0 ^» oü trois armees franpaises env®
» rent tous ses ötals, möme le c° l ° g» deNice; il ne lui restait pln® ^
feri» e ’
» Turin , et cependant il tint» persista dans son alliance avec» triebe. Il en fut röcompensö l’u* 1 * 1 ^» suivante par la bataille de Turin -» il reconquit ses etats; pa r sU ! n .» de cette marche audacieuse du P r .» ce Eugene que la fortune se pl u» couronner d’un si grand succes-» Les oligarques de Gönes ne» pas ä craindre; la meilleuregaf®^» contre eux, ce sont les profil