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nasse l’Adda ä Cassano, etsereliraient \ le dache de Lodi en faveur de Mel«
par la chaussee de Brescia , ce qui decida la marclie des Francis sur Pizzi-ghetone; its mettaientde l’importanceä chasser de suite l’ennemi de celteforleresse pour qu’il n’eüt pas le tempsde l’armer et de ropprovisionner; ä pci-ne fut eile cernöe qu’elle se rendit; ils’ytrouvatrois cents liommes, qucl’en-nemi sacrifia pour favoriser sa retraite.Napoleon , dans sa rohdedc miit, ren-contra un bivouac de prisonniers oüötaitun vieuxolFicierhongrois, bavard;il lui demanda comnient allaientlcursaffaires: le vieux capitainc nepouvaitdisconvenir que cela n’allftt tres mal;« mais, ajoulat-il, il n’y a plus moyend’y rien comprendre, nous avons af-faireäun jeune general, qui est tantötdevant nous, tantöt sur notre queuc,tantöt sur nos flaues; on ne sait jn-mais comnient il faut se placer. Celtemaniere de faire la guerre est insup-portable, et viole tous les usages. » Lacavaleric frarifaise entra ä Cremoneapres une asscz brillante Charge, etpoursuivit l'arriere-garde autrichiennejusqu’ä l’Oglio .
§ V.
Aucune troupe fran^aise n’ötait en-core entree ä Milan , quoique cetle ca-pitale fut ä plusieurs journees sur lesderrieres de l’armee qui avait des pos-tes ä Cremone. Mais les adininistra-tions autrichiennes 1’avaient evacuee,et s’etaient refugiees dans Mantoue . Laville ötait gardde par les gardes natio-nales. La municipalite et les etals deLombardie envoyerent ä Lodi une dö-pulation, ä la töte de laquelle etaitMelzi , pour protester de leur soumis-sion etimplorer la clemence du vain-queur. C’est en Souvenir de cette mis-sion queleroi d’Italie institua depuis
Le 15 mai, le vainqueur lit son entreedans Milan sous un arc de triorophc>au milieu d’un peuple immense, et d ela nombreuse garde nationale de l aville, habillee aux trois couleurs, veihrouge et blanc. A sa töte etait le ducde Serbclloni qu’elle s’etait choisi p° urchcf. Augereau retrograda pour occU'per Pavie; Serrurier occupa Lodi etCremone; la division Laharpe , Coui°>Cassano, Lucco, et Pizzighetone, Q ulfut ortnee et approvisionnec.
Napoleon dit ä ses soldals, pardre du jour: « Soldats, vous vous ötc g» precipitcs comme un torrent du haM» de I'Apennin. Vous avez culbul^» disperse tout ce qui s’opposait a» votre marclie. Le Piömont, delivi'^» de la tyrannie autrichienne, s’esth'» vre a ses sentimens naturels de p al *» et d’amitiö pour la France. Milan e: ; l» ä vous et le pavillon republicah 1» flotte dans toule la Lombardie . L cS» ducs de Parme et de Modenc» doivent leur existence politique qu’ a» votre generosite. L’armöe qui von*menaiiait avec orgueil ne trouV®plus de barrierc qui la rassure coli'tre votre courage ; le Pö, le Tesh 1 ’l’Adda, n’ont pu vous arröter *d'seul jour; ces boulevards vantes de1’llalie ont öte insuflisans; vous l cäavez franchis aussi rapidement q lieI’Apennin. Taut de succes ont porh*la joie dans le sein de la patrie, v ° srepresentans ont ordonne unededieeä vos victoires, celebree da (,stoutes les communes de la repuhh'que. La vos peres, vos meres, vo sepouses, vos soeurs, vos amantes s erejouissent de vos succes et se vaO'teilt avec orgueil de vous appart e 'nir. Oui, soldats, vous avezbeaucoupfait.Mais ne vous reste-t-il doH c
-» rien ä faire?.Dira-t-on
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