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BATAILLE
tinee de ces dernieres troupes düpen-dait desormais de la rapidite des mar-c ^es. On pouvait les couper de l'Oglio les faire prisonnieres, mais ä uneHeue de Cassa l’armee franpaise trouvaan e forte arriere-garde de grenadiersaatrichiens avantageusement postes,^fendant la Chaussee de Lodi. II fal-manoeuvrer; on y mit toute l’ar-(le »r, et eile, toute l’opiniätrete quere 1Ueraient les circonstances ; enün,düsordre se mit dans ses rangs; eile^1 poursuivie l’epüe dans les reins jus-‘l 116 dans Lodi. Cette place avait desBrailles; l’ennemi voulut en fermer^Portes, mais les soldats franpais y en-,r ^ent püle-müle avec les fuyards quiSftr alliörentderriere laligne debataillelüe Beaulieu avait prise sur la rive^uche de l’Adda. Ce general demas-'lüa vingt-cinq ä trente pieces de ca-n °n pour düfendre le pont; les Fran-lui en opposerentsur-le-champ unP ar eil nombre. La ligne autrichiennee l a it de douze mille hommes d’infante-r,e et de quatre mille de cavalerie, celuijoint aux dix mille qui se retiraientCassano, ä huit mille qui avaientcte battus ä Fombio, etdont les döbrisdtaicnt retirüs a Pizzighetone , etaux deux mille de la garnison du chä-teau de Milan , formaient trente-cinqä trente-six mille hommes, seuls restesde son armee.
Napoleon, dans l’espoir de coupera division qui marchait par Cassano,r dsolut de passer le pont de l’Adda ce’h^me jour sous le feu des ennemis,de les ütonner par une Operation siar die. En consequence, apres quel-lt 8 heures de repos dans Lodi, surcinq heures du soir, il ordonna aut |>eral Beaumont, commandant ia ca-1 . aler 'e, de passer l’Adda ä une demi-*' Ue au-dessus, oü se trouvait un guera hcable en ce moment, et aussitöt
DE LODI.
qu’il serait sur l’autre rive, d’engagerla canonnade avec une batterie d’ar-tillerie legere sur le flane droit de l’en-nemi; en müme temps il plapa au dü-bouchö du pont et sur la rive droitetoute l’arlillerie disponible de l’armüe,la dirigeant sur les pieces ennemiesqui enfilaient le pont; il forma les gre-nadiers en colonne serrüe derriere lerempart de la ville qui borde l’Adda,oü eile se trouvait plus pres des batte-ries ennemies que la ligne müme del’infanterie autrichienne, qui s'ütaitüloignüe de la riviöre pour profiterd’un pli de terrain qui la mettait enpartie a l’abri des boulets des batteriesfrancaises, et des qu’il vit le feu del’artillerie de l’ennemi se ralentir, quela tüte de la cavalerie franpaise com-menpait a se former sur la rive gauche,que cette manoeuvre inquiütait l’enne-mi, il fit battre la Charge; la tüte de lacolonne par un simple ä gauche setrouva sur le pont, qu’elle traversa enpeu de secondes au pas de course, ets’empara sur-le-champ du canon del’ennemi; la colonne n’ütait exposöeau feu de l’ennemi qu’au moment oüeile convergeait, par un ä gauche,pour passer le pont. Aussi en un clind’ceil fut-elle a l’autre bord, sans es-suyer de perte sensible; eile tombasur la ligne ennemie, l’enfonpa, lacontraignit de se retirer sur Cremadans le plus grand düsordre avec laperte de son artillerie, de plusieursdrapeaux, et deux mille cinq centsprisonniers. Une action si vigoureuseexeculüe sous un feu si meurtrier,mais conduile avec toute la prudenceconvenable, a ete regardee par les mi-litaires comme une des actions les plusbrillantes de la guerre. Les Franpaisne perd/rent pas plus de deux centshommes; les ennemis furent ücrases.Mais Colli et Wukassowich ayaient