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MEM01RES DE NAPOI-feOJi.
Cette ville a 6te assiegee quarante fois,prise vingt fois, entierement dötruitequatre fois. Sa citadelle a 6t6 construitesur les ruines du palais des Visconti;tout y est plein du Souvenir des archevö-ques saint Ambroise, et saint CharlesBorrom^e. Sous l’empire romain, Mi-lan £tait la capitale de la Gaule-Cisal-pine. Elle a 6te depuis, la capitale duroyaume des Ostrogoths; eile a ete äla t6te de la ligue des republiqueslombardes, dans le xi e siede; depuis,le chef-lieu du parti des Guelfes pen-dant les xn e et xnv siecles. OthouVisconti, un de ses archevßques, favo-ris6 par les Gibelins, usurpa la souve-rainete; les Visconti la conserverentjusqu’en 1450, que cette maison s’6-teignit. L’heritiere naturelle, ValentineVisconti , 6pouse du duc d’Orleans quifut assassinö parle duc de Bourgogne ,aieul de Louis XII , porta ce düch6dans la maison de France. Le condo-tiere Francois Sforce succeda auxVisconti. Louis XII s’empara de Milan en 1508, eile resta sous la dominationde la France jusqu’en 1526, que Char-les-Quint s’en saisit et en investit Phi-lippe II . Les rois d’Espagne la possö-derent jusqu’en 1714qu’elle passa ä lamaison d’Autriche, ä qui eile apparte-nait encore en 1796.
Milan 6tait la capitale de la Lombar -die autrichienne , qui se divisait. ensept provinces: celles de Milan, Pavie ,Varfese, Como, Lodi, Cremone etMantoue. La Lombardie avait ses Pri-vileges particuliers: l’empereur d’Au-triche y tenait un prince du sangcomme gouverneur gönöral, etconfiaitles principales affaires ä son ministredirigeant. Elle avait des 6tats compo-s6s des deputös des sept provinces;ces etats 6taient assez souvent opposesau gouverneur general et au ministreautrichien. Lc comte de Melzi etait,
parmi ces deputes, le plus accr^dit^par ses lumieres, son patriotisme et saprobite. II a et6 depuis prösident dela republique italienne, et chanceli® rdu royaume d’Italie; il etait P |e , ind’amour de son pays, et tout devoue aI'idöe de l’independance de ritalie-1
les fam' lleS
leurs
les
’ltalie l< bre
couleurs nationales deses gardes nationales se form areI11dans toutes les villes. Serbelion 1 ’Premier colonel de celle de Md al1 'etait le plus grand seigneur du p a ^’jouissant d’une tres grande popula rlt ’et d’une grande fortune. II a et6, ^puis, fort connu ä Paris , oü il a ^meure long-temps en qualitd d’ allJbassadeur de la republique cisalp‘° e ‘A Milan, comme dans toutes les g raDdes villes d’Italie, et peut-ßtre d afltoutes celles de l’Europe , la rdvolu^
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francaise avait excitß d’abord 1® P 1vif enthousiasme et parlß ä toussentimens; mais plus tard, les hid euS ,scenes de la terreur avaient ch arl
ces bonnes dispositions. Toutefoi 8idßes de la revolution conservd^encore ä Milan de chauds partisans >masse du peuple 6tait remuee Pl’attrait de l’6galit6. Les Autrich ' e f^malgrß leur longue domination, ^vaient pas inspire d’attachement 3 ^peuples, hormis quelques famill eS ' t
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bles; ils deplaisaient ä cause de
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morgue et de la brutalitd de leudnieres. Le gouverneur general, ^ a jchiduc Ferdinand, n’ßtait ni ain 5 ^estimß; on l’accusait d’aimer l’ ar ^ e ^.d’inlluer sur l’administration P° urvoriser les depredations, de spe cU ^sur les blßs, et autres reproches d ß ^genre, tonjours tres impopulai>‘ eS 'etait marie a la princesse ^d’Est, lille heritiere du dernier