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Tome sixième.
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MF.MOIRES OE NAPOLEON.

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cour de Vienne esp6rait queson armöeprendrait et conserverait l’offensive :eile comptait sur des victoires et nonsur des defaites : ce ne fut qu’apresle trait6 de Chörasco qu’elle ordonnal’armement et l’approvisionnement deMantoue et des places de la Lom-bardie. Des militaires ont pensö quesi, au lieu de prendre des cantonne-mens dans le Milanais, l’armöe fran-gaise eüt continue sa marche pourrejeter Beaulieu au-delä de l’Adige,Mantoue aurait £te surprise: maisil 6tait contre tout principe de laisserderriere soi un si grand nombre degrandesvilles et une population de plusd’un million d’habitans sans en avoirpris possession et s’ötre assur6 de leursdispositions. Les Fran^ais ne sejour-nörent que sept ä huit jours dans laLombardie . Des le 22 mai, tous lescantonnemens 6taient levös: ce peude jours furent bien employds: lesgardes nationales formees dans toutesles villes de la Lombardie , les auto-rites renouvelöes et le pays organisß,assurerent la domination frantjaise.Le g6neral Despinois prit le comman-dementde Milan ; une brigade inveslitla citadelle; les divisions d’infanterieet de cavalerie formerent de petitsdepöts de convalescens et d’hommesfatigu£s qui tinrent garnison dans lespoints les plus importans; le depötde la division Augereau, fort de troisCents hommes, se reunit dans la cita-delle de Pavie, ce qui paraissait süffi-sant pour sa garde et celle du pontdu T6sin.

§ II.

Le quartier g6n6ral arriva le 21 äLodi. II y avait deux heures que leg6n6ralen chef y 6tait, lorsqu’il appritVinsurrection de Pavie et de tous les

villages de cette province, que la div'*

sion Augereau avait quittöe depu> s

20. Une lagere commotion s cl al

möme fait sentir ä Milan . U repa^ 1

aussitöt pour cette capitaie avec trois

Cents chevaux, six pieces d’artiH® r,e

et un bataillon de grenadiers; >' ^

arriva le soir m6me et trouva le cal* 11 ®

retabli: la garnison de la citadell e > ( l ul

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cette rövolte 6tait rentrde dansremparts; les groupes (Staient enti® rement dissipös. II continua sa r° uasur Pavie; se faisant pröcdder P aI’archevßque de Milan , et envoy® 11des agens dans toutes les direct' 011avec des proclamations, pour dd a ' reles paysans. Cet archevßque < 5 tait u "vieillard de quatre-vingts ansmaison Visconti, respectable p ar

de ,ason

äge et son caraclere, mais sans eS P r ^ni reputation; sa mission n’eut auc“ 1 'succes: il ne persuada personne. \insurges de Pavie, quidevaient se j 0,[ldre ä la garnison du chäteau deavaient pouss6 une avant-gardehuit Cents hommes jusqu’ä Bii |asC °Lannes l’attaqua: Binasco fut P r . |S ’pille, brüle; on esp6rait que l’incen^f'qui pouvait se voir des murs de P aV '^en imposerait ä cette ville; il n'e«rien: huit ä dix mille paysans s

etaient jetes et s’en ßtaient r e °

du*

maitres; ils ßtaient conduits p ar ^hommes turbulens et des agensl’Autriche , auxquels les maux du P a 'importaient peu; en cas de non-sU cC ^ils s’etaient m6nagö les moyensgagner la Suisse . Le soir on pub|> a ,proclamation suivante dans Md an ’eile fut affichöe dans la nuit aU ^portes de Pavie: « Une multitude» r6e, sans moyensröels de resista 0 ’» se porte aux derniers exces d» plusieurs communes, möconn» 1» rdpublique et brave l’armde, tri°