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MEMOIRES DE NAPOLIEON.
mone, döfendue par un ouvrage h cor-nes placö au milieu du lac. Ainsi descinq chaussees, celle de la Favorite oude Roverbella etait seule defendueparunecitadelle; mais les quatreautresötaient sans defense, de sorte que l’as-siegeant, venarit se placer sur l’extrö-mite de ces chaussees, pouvait avecune poignee de monde bioquer lagarnison. Sous le royaume d’ltalie,voulant perfectionner cette grandcplace, on sentit i’importance d’occu-per par des ouvrages les debouches detoutes les digues; l’ingenieur Chasse-loup fit conslruire un fort permanenten avant de la chaussee de Pradella;de sorte que pour bioquer Mantoue aujourd’hui, il faut bioquer les quatreforts places aux quatre debouchös.
Le Seraglio est l’espace compris en-tre le Mincio, Mantoue , le Pö, et laFossa ä Maestra, canal qui, du lac deMantoue se jette dans le Pö pres deBorgo-Forte : c’est uu triangle decinq a six lieues carröes ; c’est uneile. Mantoue exige une garnison d’aumoins douze mille hommes; cette gar-nison doit se maintenir le plus long-temps possible dans le Seraglio pourjouir des ressources qui s’y trouvent,son territoire etant tres fertile, pourrester maitresse du cours du Pö, et ti-rer des ressources de la rive droitede ce fleuve ;Governolo etait jadis for-tifie. L'abbaye de Saint-ßenedetto ,chef-lieudesBenedictins, estsituee surla rive droite du Pö, vis-ä-vis de l’ern-bouchure du Mincio ; les garnisons deMantoue s’en servent en temps depaix pour y ötablir un höpital deconvalescence ; l’air y est meilleur.
§ ix.
L’assiege qui sentait toute l’impor-tance de se maintenir ä la töte des
cinq chaussees, travaillait avec «n etres grande aclivitö ä y elever des re-
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tranchemens; mais on ne lui en
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pas le temps. Le 4 juin, le general enchefse porta lui-mömeau faubourg deSaint-Georges, l’enleva apres un com-bat assez vif, et rejeta l’ennemi danSla place; l’ennemi n’cut pas le temp 8de relever les pönts-levis de la dig ue 's’il eüt tarde quelques minutes les®"lut de la place etait compromis. A ,J 8 e 'reau s’empara de la porte de Cei' 0S0apres une vive rösistance; VenncK* 1övacua Pietoli et se retira dans 1’0 U 'vrage ä cornes. L’assiegeant mall feainsi des tötes de quatre digues, l® 8 '’siögc ne pouvait plus faire de sorb eque par la citadelle de la Favorite, d 0sorte que la garnison fut contenucune armöe assiegeante d’une forcC I(1 ‘ferieure. Serrurier fut chargö du blo'cus; il etnblit son quartier-general aRoverbella, coinme au point le Ppres de la citadelle de la Favoritqu’il fit observer par trois mille
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Cents hommes ; six Cents hommes p rrreut position ä Saint-Georges, six ced*ä Pietoli, six cenls ä Cerese, rniH e aPradella; deux mille hommes, artiH e 'rie, cavalerie, infanlerie, formcfc 11des colonnes mobiles aulour des I^ 6 ’ s 'une douzaine de barques armecs d eCanons et montees par des marl 1 ’ 5frangais, croiserent dans les lacs. A' eChuit mille hommes de toutes arm 08 ’prösens sous les armes, Serrurier bl°quait ainsi une garnison, qui compl® 1quatorze mille hommes eflectifs cplus de dix mille sous les armes. 0°ne jugea pas devoir ötablir des lig neSde circonvallation, et Fon fit une fau te ’mais les ingönieurs donnaient Fesp^'rance que la place serait rendue avaoque Farmee autrichienne füt en p° sltion de venir la secourir; sans doot 6que res ligues n'eussent ötö d’aud 1110