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MEAI01IIES 1)E NAPOLEON.
fievre, et l’on prcvoyait avec cfTroique ce ravage ne ferait que s’accroitrependant l’automne. II est vrai que lagarnison btait soumise aux m6mesmaux; cependant eile etait mieux abri-t6e dans les maisoris et jouissaitde plus de commodites que les assie-geans.
§ X.
Aux premiers bruits des revers del’armee frangaise, les peuples d’Italie demasquerent leurs disposilions secre-tes. Le parti ennemi se montra le plusfort ä Cremone , ä Cassal-Major, ä Pa-vie; mais cn general la Lombardie conserva un bon esprit: ä Milan sur-tout, le peuple temoigna une grandeconstance, ce qui lui tnerila des lorsla confiance de Napoleon, qui lui donnades armes qu'il ne cessait de demanderavec instance et dont il fit depuis unbonusage. II ecrivit peu apres aux Mi-lanais : « Lorsque l’armee frangaise» battait eil retraite, que les partisans» de l’Autriche et les ennemis de la» liberte de ['Italic lacroyaientperdue» sans ressource, lorsqu’il etait im-*> possible ä vous-mömes desoupgon-» ner que cette retraite n’etait qu’une» ruse, vous avez montre de l’altache-» ment pour la France , de l’amour» pour la libertö: vous avez deploye» un zele et un caractere qui vous ont» m6rit6 l’estime de l’armee et vous» möriteront la protection de la repu-» blique. Chaque jour votre peuple» se rend davantage digne de la li-» bertö; il acquiert chaque jour de 1’6-b nergie, il paraitra sans doute un jourb avec gloire sur la scene du monde.» Recevez le temoignage de ma saits-» faction, et du voeu sincere que fait le» peuple frangais pour vous voir libres» et heureux. » Les peuples de Bo-
logne, Ferrare, Reggio, Modene , m° n 'trerent un vif interßt pour la causedes Francais ; les nouvelles de l eurSdefaites etaient mal regues, cell eSleurs victoires au contraire etaient ac*cueiilies avec entliousiasme. Pa r,Iiedemeura fidele; la regence de Modän ese mit en hostilite. A Rome , les F ran "gais furent insultes dans les rues, 0,1suspendit l’execution des condit>° IlSde l’armistice. Le Cardinal Mattei, af"chevöque de Ferrare , temoigna sa j° ,eä la levee du siöge de Mantoue , ctaP'pela les peuples ä l’insurrection- 1prit posscssion de la citadelle derare et y arbora les couleurs de 1’®'glise ; le pnpe y envoya aussitöt un 1°'gat; on croyait dejä les Francais a u "delä des Alpes . Apres la bataid e ^Castigüone, le Cardinal Matici ^mande n Brescia ; introduit dcvant' egeneral en clief, il ne röpondit ( l" epar ce seid mot peccavi, ce qui dc sa ^ma le vainqueur qui se contcnta detenir trois mois dans un seminaire.
puis, ce Cardinal a 6tc plenipotcnti 3 ' 1 "*
du pape a Tolentino. Il 6tait d’unc
fa-
ad
mille princiere de Rome ; c’etait 111
homine borne, de peu de lalent, nV 1
qui passait pour ötrc d’une dev ( ib° n
sincere : il etait minutieusement ad a
, , {<]
che aux pratiques du culte. Apresmort du pape Pie VI , la courVienne s’agita beaucoup au cond ,,lV ^de Venise, pour le faire nomincr P ape; eile ne r^ussit pas: Chiarain 01 ^ 1 ’evöque d’Imola , l’emporta et p'dnom de Pie VII .
C’est en rßcompense de laconduite qu’Augereau tint ä la bat» 1de Lonato, oü il commanda la dr°*et fut cliargö de 1’at.taque de C aS 1glione, qu’il fut depuis duc de ce n 0 ^Cette journde est la plus belle devie de ce general. Napoleon n’ajau 1
voulu depuis l’oublier.