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MEIUOIRES OK NAPOLEON.
munitions, immense. L’artillerie fran-faise 6tait superieure par le grandnombre de batteries qu’elle avaitconstruites sur la rive gauche. Les fri-mas de novembre, de döcembre etjanvier firent beaucoup souffrir lesdeux armöes.
Pendant ce temps, le prince deFiirstemberg se trouvaitvis-ä-visd’IIu-ningue, avec treize bataillons. Ladroite de l’armöe du Rhin , sous lesordres de Förino, ötait restöe danscette place. Le genöral Abbatuccicommandait dans la löte du pont, et ämesure que l’ennemi faisait des pröpa-ralifs et annongait la volonte d’assie-ger la töte du pont, ce jeune officiern’oubliait rien de ce qu’il fallait fairepour se preparer ä la plus vigoureusedöfense. Les batteries del’ennemi fu-rent prötes le 25 novembre. II canonnavivement la töte du pont; le 29, lepont fut rompu. Le 30 novembre, lesAutrichiens donnerent l’assaut avecsix mille hommes. Le combat futvif et opiniätre. L’ennemi fut repous-sö, laissant le tiers de son monde surle cliamp de bataille, ou prisonniers.Le jeune Abbatucci, genöral de vingt-quatre ans, de la plus belle espörance,sortit de la garnison pour chasser lesAutrichiens ä la töte d’une lunette oü ilsvoulaientseloger; il y reussit, mais iltomba blesse ä mort. Le resultat decetassautfit suspendre le siege ; maisle 19 janvier, apres la prise de Kehl ,l’ennemi rouvrit la tranchee, et le 19fevrier, la garnison capitula et repassale Rhin . Le succes de ces deux opera-tions permit ou prince Charles, deprendre ses quartiers d’hiver, le iongde la rive gauche dans le Brisgaw et lepays de Bade , et de detaclier de puis-sans renforts pour l’armöe qui se röu-nissait derriere la Piave, et dont il pritle commandement en fevrier. Elle
ötait destinöe ü venger Beanlieu»Wurmser, Alvinzi, et ä reconquör* fMantoue, la Lombardie et l’Italie .
§ XII.
1" Observation. — La mauvaisesue de cette Campagne doit ötre abuee au plan d’opörations adoptö Vle gouvernement. Le but de cette
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vasion en Allemagne , ötait x , ^une diversion qui empöchät le ca ^ rde Vienne de tirer de nouveau*chemens de ses armöes du Rhin , V
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en renforcer son armöe d'Italie , * ^tacher de l’empereur les prince s ^corps germanique, soumettre les Vces de Bade, de Würtemberg, ^ e ^viere, accroitre la confedöratienneutralitö prussienne, de la a gdes princes du Nord qui n’y avaie flencore adherö; 3° nourrir la 8°^en Allemagne , en tirer des con j,tions ct des chevaux, afin de röo r ^
ser l’infanterie, la cavalerie et
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rie, et employer les ressource*' $republique ö-cröer une ar» 1 ' 9
reserve; 4° s’emparer des fo fler jed’Ehrenbreitstein , de Mayen ce ’Manheim et de Philipsbourg, P° u j r esurer les frontiöres du Rhin ,disponibles, pour la fin de la c ^ ü pe$gne et pour la suivante, les tr ^des blocus de ces places; öo aS alJ *les quartiers d’hiver des troup e9 S(Caises en Allemagne , etleursp° s ‘^en s’emparant d’Ingolstadt et ^afin de pouvoir, apres la prise detoue, et au printemps de * , 'ije^quer, de concert, du cötö de J . fe $,de I’Allemagne, les etats höre < ^ jPour cela, il y avait deux c a ^faire: 1° bioquer strictement eces d’Ehrenbreitstein et de e jpi’,bourg, assieger Mayence etM an2« couvrir les sieges et blocus V