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Tome sixième.
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MEM01RES DE NAPOLEON .

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hommes. Les deux autres divisions,apres s’fitre vaillarament battues surlaBrenta, et avoir manque leur Opera-tion surCaldiero, ne comptaient plusquetreizemille hommes sous les armes.Le Sentiment des forces de l’ennemietait dans toutes les tfiles. Les soldatsde Vaubois, pour jastifier leur retrai-te, disaient s’fitre battus un contretrois. L’ennemi avait perdu aussi sansdoute, mais il fitait plus nombreux,mais il avait gagnfi beaucoup de pays.11 avait compte ä son aise le petitnombre de Francais ; aussi ne doutait-il plus de la delivrance de Mantoue ,ni de la conqufite de l’Italie . Dans sondfilire, il rfiunit et fit fabriquer avecostentation une grande quantite d'fi-cheiles, menagant d’enlever Verone d’assaut. La garnison de Mantoue s’fi-tait rfiveillee; eile faisait de frequentessorties, harcelait sans cesse les as-siegeans, qui n’etaient que huit äneuf mille pour contenir une garnisonde vingt-cinq mille, dont dix ä douzemille, ilest vrai, etaient malades. LesFrangais n’etaient plus en position deprendrel’offensive nulle pari; ils etaientcontenus d’un cöte par la position deCaldiero , de l’aulre par les gorges duTyrol. Mais quand mfime les positionsde l’ennemi eussent permis d’entre-prendre contre lui, sa superiorite nu-mfirique fitait trop connue; il fallaitlui laisser prendre l’initiative, et atten-dre patiemment ce qu’il voudrait en-treprendre. La saison etait extrfime-ment mauvaise, tous les mouvemensse faisaient dans la boue. L’affaire deCaldiero , celle du Tyrol, avaient sen-siblement baisse le moral du soldatfrangais; il avait bien encore le Senti-ment de sa superiorite ä nombre egal,mais il ne croyait pas pouvoir resisterä un nombre si supfirieur. Un grandnombre de braves avaient et6 blfisses

deux ou trois fois ä differentes batai^les, depuis l’entrfie en Italie . La ma*^vaise humeur s’en mfilait: « N° uä» pouvons pas, seuls, disaient'* ’» remplir la täche de tous. U» d’Alvinzi, qui se trouve ici est ce» devant laquelle les armfies du n

et de Sambre-et-Meuse se

sont re»;

» rees, et elles sont oisives dat* s ,» moment; pourquoi est-ce ä no» remplir leur täche? Si nous son* 111

battus nous regagnerons les

s*»’

» en fuyards et sans honneur;

» contraire, nous sommes vainq ue

» ä quoi aboulira cette nouvelle

yjC'

» toire ? On nous opposera une

au*

» armfie semblable ä celle d’Al vl ^j» comme Alvinzi lui-mfime ä su*^ (

» ä Wurmser, comme Wurm

jef

» succfide ä Beaulieu, et dans

ce*"

» lutte inegale il faudra bien que"

pf

» finissions par fitre ficrasfis. » ^

lfion faisait rfipondre: « Nousn a \ e» plus qu’un effort ä faire, et 1 ^

» est ä nous. L’ennemi est sansa plus nombreux, mais la mo*» e ^» ses troupes est composfie de» crues ; battu, Mantoue succo»^

nous demeurons maitre de tou»

» travaux finissent; car non

se'

;l#'

» ment l’ltalie, mais encore l a .L<

yoi* !

» generale est dans Mantone» voulez aller sur les Alpes , vo« s ^

» fites plus capables; des» arides et glacfis de ces stfirü eS ^

» chers, vous avez bien pu cond 0 ^.

» les plainesdelicieusesde la Le* 1 ^

» die; mais des bivouacsriants ^

» ris de l’ltalie, vous n’fites p' uS ve ).

» bles de retourner dans les» Dessecours nous sont arrivfis, 8» tres sont en route ; que ceuX d „| j» veulent plus se battre ne

pas de vains prfitextes, car,

» Alvinzi et je vous rfiponds de ^» avenir. » Ces paroles, rfipete e

tont cfeux,

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