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Tome sixième.
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BATAILLE

rempüt de ses morts: des drapeaux,du canon et des prisonniers, furentles trophöes de cette journee, oüdeux nouvelles divisions autrichiennesfurent defaites. Sur le soir, le gene-ral en chef, par les mömes motifs etlas mömes combinaisons que la veille,fit les mömes mouvemens, concen- Itränt toutes ses troupes sur la rivedroite de l’Adige , ne laissant qu’unefl vant-garde sur la rive gauche.

§IX.

Alvinzi, induit en erreur par un es-Piou qui assurait que les Francais^tnient en marche sur Mantoue , et"’avaient laissö qu’une avant-garde surfionco, döboucha de son camp avantfaurore. A cinq heures du matin, le^Uartier-göneral franpais sut que Da-v 'dowich n’avait point fait de mouve-•hent, queVauboisötaitdansses mömesP°sitions: l’nrmöe repassa le pont, lesf^tes de colonne des deux armöes sere nrontrcrent ä moitiö des digues; leCombat fut opiniötre, indecis: peudantdu moment, la 75 e fut rompue; lesZolles arrivaient sur le pont. Le genö-Men chef placa la32 e enembuscade,v ßntre 4 terre, dans un petit bois deSa ules, le long de la digue, pres la töte^ pont. Elle se releva ä propos, ütb, ' e döcharge, marcha ä la baionnette,c ülbuta dans les marais une colonnes f rr ^e, öpaisse dans toute sa longueur:c dtaient trois mille Croates, ils y pö-^ lr ent tous. Massöna, sur la gauche,j* r °uvait des vicissitudes; mais il mar-a ^la töte de ses troupes, son chapeaub °üt de son öpöe, en signe de dra-^ eau - et fit un horrible carnage delart | V ' s '° n qui lui etait opposöe. AprösI ’ le göneral en chef jugea qu’en-s . ‘ e moment de finir etait venu, car«hbois avait ötö battu ce möme

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jour par Davidowich, il serait obligede se porter la nuit prochaine ä son se-cours et ä celui de Mantoue . Des lorsAlvinzi se porterait sur Verone , il re-cueillerait l’honneur et lesresultats dela victoire; tant d’avantages remportesdans trois journeesseraient perdus, aulieu que s’il le repoussait au-delä deVilla-Nova, il pourrait marcher au se-cours de \aubois par Vörone. 11 fitcompter soigneusementle nombre desprisonniers, recapitula les pertes del’ennemi, il acquit la preuve qu’il s’ö-tait affaibli dans ces trois jours de plusde vingt-cinq mille hommes; qu’ainsidesormais ses forces en bataille ne se-raient pas superieures de beaucoupplusd’un tiersaux Francais . Ilordonnade sortir des marais et d’allerattaquer1’ennemi en plaine. Les circonstancesde ces troisjournees avaient tellementcliange le moral des deux armees, quela victoire ötait assuree. L’armöe passalepont jete ä l’embouchure del’Alpon;Elliot, aide-de-camp du göneral enchef, avait ötö chargö d’en construireun second, il y fut tuö. A deux heuresapres midi, l'armee franpuise ötait enbataille, sa gauche ä Arcole et sa droitedans la direction de Porto-Legnago;eile avait en face l’ennemi, dont ladroite appuyait ä l’Alpon et la gaucheä des marais; il ötait ä cheval sur laroute de Vicence . L’adjudant-generalLorset etait parti de Legnago avec sixä sept cents hommes, quatre pieces decanon et deux cents chevaux, pourtourner les marais auxquels l’ennemiappuyait sa gauche. Vers trois heures,au moment oü ce dötachement se por-tait en avant, que la canonnade ötaitvive sur toute la ligne, et que les tirail-leurs ötaient aux mains, le chef d’es-cadron Hercule eut ordre de se dirigeravec vingt-cinq guides et quatre trom-pettes au travers des roseaux, et da*