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Tome sixième.
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NEGOCIATIONS DE 1796.

d’artillerie; mais l’utilite de ce Sys-teme d’alliance avec des oligarques,röpugna aux dömocrates de Paris .Toutefois, par cette Convention, latranquillite fut rötablie et dura jusqu’äla Convention de Montebello, en 1797,et pendant que l’armöe fran$aise futen AUemagne, il ne s’öleva aucun su-jet de plainte sur la conduite des peu-Ples de Gönes.

§H.

L’armistice de Cherasco avait isolöl’armöe autrichienne et permis ä l’ar-möe franpaise de la jeter hors de l’I-talie, d’investir Mantoue et d’occuperla ligne de 1’Adige. La paix conclue ät*aris au mois de mai suivant, mit auPouvoir de la France toutes les placeslortes du Piemont, hormis Turin . Ler oi de Sardaigne se trouva ainsi ä laDisposition de la rGpublique. Son ar-ni^e 6tait reduite ä un eflectif de vingtniille homines; son papier-monnaienienafait de ruine les particuliers etl’^tat; ses peuples ätaient mecontensetdivis6s; les id6es fran^aises mßmeavaient des partisans, quoique chez unPetit nombre de personnes. Des poli-tiques eussent voulu rfrvolutionner lefrömont, afin de n’avoir plus aucune'nquiötude sur les derrieres de l’ar-^e, et d’accrottre nos moyens contre1 Autriche ; mais il 6tait impossible deinverser le tröne de Sardaigne , saus,nt ervenir directement et avec des^ 0r ces imposantes; et les scenes qui sePassaient devant Mantoue occupaients,i llisamment toutes les troupes de la^Publique en Italie ; d’ailleurs, la r6-^°lntiondu Pidmont pouvaitenlrainer

8,18 «ne guerre civile: on serait obligd

0rs de laisser dans ce pays, pour lec °ntenir, plus de troupes frarifaises1 u ’*l ne serait posslble d’en tirer de

piemontaises, et, en cas de retraite, lapopulation, qui aurait 6t6 mise en fer-mentation, se porterait ä des excesinövitables: les rois d’Espagne et dePrusse ne pouvaient-ils pas d’ailleursßtre alarm6s de voir la r^publique, enhaine des rois, renverser de ses propresmains un prince avec qui eile avait,peu avant, sign6 la paix? Ges considd-rations portörent Napoleon ä arriverau mßme rösultat par une route oppo-s6e; celle d’un traite d’alliance offen-sive et defensive avec le roi de Sar-daigne ; ce parti röunissait tous lesavantages et n’avait aucun intonvä-nient: 1° Ce trait6 serait lui-mßmeuneproclamation qui contiendrait les mä-contens, qui ne pourraient plus ajou-ter foi aux protestalions des d£mo-crates de l’armöe qui ne manquaientpas de leur promettre l’appui de laFrance ; le pays resterait donc tran-quille; 2° une division de bonnes ,belles et vieilles troupes de dix millePißmontais, renforcerait l’armee fran-gaise, et lui donnerait de nouvelleschances de succes; 3° l’exemple de lacour de Turin influerait heureuse-mcnt sur les Vönitiens ctcontribueraitä les döcider ä chercher, dans une al-liance avec la France , une garantiepour I'int6grite de leur territoire et lemaintien de leur Constitution; et ce-pendant les troupes piemontaises reu-nies ä l’arm6e fran^aise en prendraientl’esprit et s’attacheraient au generalqui les aurait men^es ä la victoire;dans tous les cas, elles seraient desötages places au milieu de l’armäe, quigarantiraient des dispositions du peu-ple piömontais, et s’il etait vrai que leroi ne püt se maintenir, place entre lesr6publiques d6mocrates de Ligurie , deLombardie et de France , sa chute so -rait le resultat de la nature des choseset non le resultat d’un acte politique,