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Tome sixième.
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MEMOIRES DE NAPOLEON.

roi de Naples , puisque ce prince avaitsoixante mille hommes sous les armeset pouvait disposer de vingt-cinq ätrente mille hommes pourenvoyer surk Pö. Napoleon ne cessait de presserin condusion dece traite. Le ministeredes relations exterieures de Paris vou-lait une contribuliön de quelques mil-lions que la cour de Naples se rcfusait,avec raison, ä pnver; mais dans lecourant de seplembre , lorsqu’il Tutconnu que l’allianee de I’Espagne avecla France , et la delivrance de la Corsedu joug anglnis, avaient ddcide le ca-binet de Saint-Jam^s ä rappeier soscscadres de la Medilerranee, ce quidonnait la domination de la Mediler-ranee et de l’Adriatique aux escadresde Toulon , la cour dcNaplcs, alarmee,Souscrivit a tout ce que voulait le di-rectoire, et la paix fut signee le 8 oc-tobre. Mais la liainc et la mauvaise foide ce cabinet, le peu de rcspecl qu’ilportait ä sa sigiialnre et a ses trailes,etaient tels, que long-temps apres lapaix, i! se plaisaita inquieler l’Haliepar des mouvemensde troupessur sesfronfieres, et des menaces oflensives,comme si Ton eut el6, cn effet, en elatdeguerrc. 11 serait diflicile d’exprimerl’indignation qu’excitait ce defaut detonte pudeur et de tout rcspect hu-main, et qui entraina enfin la perle dece cabinet.

§ VIII.

Le gouvernement fran^ais prescrivitä Napoleon , au commericement deseptembre, lorsque ses armees dulthin et de Sambre-et-Meuse etaientencore en Allemagne , d’ecrire ä l’em-pereur que s’il ne consentait pas a lapaix , il delruirait ses etablissemeusmaritimes de Fiume et de Trieste . IIn’y avait rien ä se promettre d une d6-

marclie aussi inconvenante. Plus tard,lorsque les armöes de Sambre-et-Meuse et du Rhin eurent ete rejet^eSen France , et que les tötes de pont deKehl etd’Huningue etaient assiegees,Moreau proposa un armistice auquel

l’archiduc se refusa, declaranl preten-dre a la possession des deux ißte®pont; mais comme le marechal Wurf 5 "ser, avec pres de trente mille Aut rl "chiens, elait bloque dans Mantouc, dque les cllbrts d’Alvinzi pour le deg a 'ger venaient d’echouer ä Arcole, ^directoire concul l'espoir de faire aC "cepter le principe d’un armistice g^'neral, qui conservait Huningue dKehl a la France , et Maritoue a l’A 11 "triebe. Le general Clarke ref.ut enconscquenee les pouvoirs neccssait' eSpour se rendre a Vienne et propose rcet armistice general, qui durerait ja 9 'qu’en juin 1797; les sieges de Kehl dd’Uuningue sernient leves et le sttft**qui) etabli pour Maritoue. Res comn” 9 'saires aulrichieiis et fran^ais feraiedpasser lous les jours dans cetle pl aCe

1 ous Ies vivres necessaires nux liabit ;l,lSet aux troupes. Le general Clarke < ,r 'riva le 1 er deeernbre ä Milan , p°° rse concerter avec le general en d’ equi fut Charge de faire toules les d^"marclies nöcessaires pour obtenir a ceplenipotenliaire les passeports dont’*avait besoin. Napoleon lui dit :sieges de Kehl et d’lluningue sont f 8 'ciles a faire lever; l’archiduc n’a d e 'vantKehl que quarantc mille homm eS ’il faut qu’ä la pointe du jour, More aUsorte de son camp relranchö 8,,eCsoixante mille hommes, le batte, prent’®ses parcs et detruise tous ses ouvrage s >d’ailleurs, Kehl et la töte du pont d’H 8

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ningue ne valent pas Mantoue aurait aucun moyen de constatcrnombredeshabitans, hommes, femna® setenfans, pasmAmo rc'ui de lagM’** 1 '