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Tome sixième.
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TOLENTINO.

•«a'gre la presence de l’arm6e, le peu-P'e courait en foule se prosterner auxPieds d’une madone qui pteurait a gros-Ses larrnes. Des citoyens sensds enPrevinrent; Monge y fut envoye. IIret 'dit eompte qu'effeclivement la tnu-^"epleurait. Le chapitre re^ut l’ordre

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de i a

tait

a Porterau quartier-general. C’e-

11 Une illusion d’optique adroitement^enagee ä l’aide d un verre. Le lende-, la madune fut replacee dans* ^oÜse, mais saus verre; eile ne pleu-ra 'lplus. Un chapel ain, auteurde cetteSll porcherie , fut arröle. C’etait un at-te, dat contre l’armeeetcoutre la sain-de notre religion.

§ vi.

^610, l’armee campa ä Notre-Dame Loretto : c’est un evöeheet un ma-^"'fique couvent; l’eglise et ies bäli-sont somplueux ; il y a des ap~P a Hemens vastes et bien meubles,^ 0,,r les tresors de ia madone et le lo-® et Hent des abbes, du chapitre et desPterins. Dans l’eglise est la Casa-San-| 9 ' demeure de la Vierge ä Nazareth ,

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lieu möme oü eile fut visitee par' a uge Gabriel. C’est une petite maison^einqäsix toises carrees, dans lu-^" c Ue est une madone placeesur un ta-® r nacle. La legende dit que les anges

0llt portöe, de Nazareth , en Dalma-^ ’^'orsque les infideles s’emparerent

de

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1 >^ a _ ®J’rie, et de la, au travers deb e rilll; 'que, sur les pilons de Lorelto.v 6|1 ° Us ' ,; s points de la chretiente l’onöe/ 1 * e,) pelerinage voir la madune.envtf.^ Sens ’ des diamans, des bijouxSOt) Jes de toutes parts, formaient•hill' rÖSOr ’ ß ui montait ä plusieursO«; Aussitöt que la cour de Homeel[' '^''“Pprochedel’arihee fraiqwise, jtei dballer et meltre en süreteles |

tresors de Lorette : on trouva cepen-dant encore plus d’un million en ma-tieres d’or et d’argent. La madune futenvoyee ä Paris : c’est une statue enbois grossierement sculptee , ce quiat-teste son anciennete. On l’a vue, plu-sieurs annees, ä la BiblioUieque na-tionale : le premier consul la restituaau pape lörs du concordat, et eile aete replacee dans Ia Cusa-Santa.

Plusieurs miiliers de prötres franfais,deportes de leur patrie, s’etaientrefu-giös en Italie . A mesure que l’armeefranpaise s’etait avancee dans la Pd-ninsule, ils avaient rellue sur Rome .Mais l’armee entrant dans lesetats dupape, ilsse Irouverent desormais sansrefuge. Quelques-uns des plus timidesavaient passe l’Adige ä temps, et s’c-laient retires en Allemagne; Naples leur avait refuse un asile. Les chefs desdivers couvens sur le territoire dupape, qui supportaient avec peine l’o-bligatioii de les nourrir ct de les entre-tenir, saisirent le prdiexte de l'arriveede l’armee; ils alfecterent de craindrequ’ils n’attirassent la baiue du vain-queur sur leurs couvens, et chasse-rent ces maliieureux. Napoleon (it unarröte , et publia une proelamationpar laquelle il rassura les prötres fran-fais, et ordonna aux couvens, auxevüques, aux divers chapitrcs, de lesreeevoir et de leur fournir tout ce qui6tait necessaire ä l’utilile et ä l’agre-ment de la vie. Il prescrivit ä l’armeede voir, dans ces prölres, des amis,des compalriotes ; de les proteger etde les traiter cn cette quaiile. L’armees’anima de ces senlimens, ce qui don-na lieu ä un grand nombre de scenestouchantes : des soldats reconnais-saient leurs anciens pasteurs; et cesmaliieureux vieillards, exil6s ä plu-sieurs centaines de lieues de leur pa-trie , recevaient , pour la preraißre