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Tome sixième.
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WEH01KBS DK NAPOLEON.

fois, des marques de respect et de ten-dresse de la part de leurs compatriotes,qui jusque alors Ies avaient traitescorame des ennemis et des criminels.Le bruit de cette mesure retentit danstout le monde chretien, et spöciale-ment en France . Quelques critiquesvoulurents’elever; mais ils furent etouf-fös par l’approbation genörale, et spö-cialement par celle du Directoire .

§ VH.

Cependant la consternation regnaitau Valican. Les mauvaises nouveiless’y succedaient ä toutes les heures. Onapprit d’abord que l’armöe papale,sur laquelle on avait tantcomptö, avaitötö detruite tout entiöre, sans avoiroppose la plus legere rösistance. Plustard, les courriers qui annoncerentl’arrivöe de l’armöe fran<jaise dans lesdifferentes villes, firent connaitre leschangemens qu’avait eprouves l’espritpublic. A la haine et au fanatismeavaient succödö des sentimens d’amitieet le desir de la libertö. Busca dut s’a-percevoir qu’une Vendee ne se faitpoint ä volontö; que, si des circons-tances extraordinaires la creent, degrandes fautes peuvent seules lui don-ner de la consistance et de la duröe.Bientöt on apprit que l’armöe fran-gaise avait pris possession d’Ancöne,de Loretto , de Macörata, et que dejäl’avant-garde ötait sur le soramet del’Apennin . Les Franpai* ne marcluntpas , disaient les prelats, ils courent.

Cependant les oßiciers et les soldatsprisonniers , renvoyös de Faenza etd’Ancöne, propagerent dans tous lesquartiers de Borne les sentimens deconfiance dont ils ötaient animös. Leparti de la liberte leva la löte, et semontra ä decouvert dans la ville möme.Le sacre College, ne voyant plus au-

cune esperance, songea ät semettresürete. Töus ses pröparatifs ötaie nfaits pour se diriger sur Naples- Le*voitures de la cour etaient attel^es Tlorsque le gönöral des camaldules ar 'riva au Vatican , et se prosteroapieds du saint-pere. En passant &söne, Napolöon l’avait distinguö, e ’connaissant la confiance que P' eavait dans ce religieux, il l’avait ch aTge d’aller l’assurer qu’il n’en voiil 31point ä son existence; qu’il rövör 311personne et son caractere; qu’il p° flvait rester ä Borne; qu’il devait se u ement changer son cabinet, et envoy erä Tolentino des plönipotentiaires,^des pleins-pouvoirs, pour conclur esigner une paix definitive avec l apublique. Le gönöral des camald ü J eSs’acquitta avec succes de sa com’ 1 » 9 'sion : le pape prit confiance, ren’’ 0 ^le ridicule Busca; appela ä la dired ' 011de son cabinet le Cardinal Doria, c ° anu de tout temps par la modörat ' 00de ses opinions; contremanda son &part de Borne, et nomma des pl^° Kpotentiaires pour nögocier et sig"^une paix döfinitive.

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Les instructionsduDirectoire.öta 1 '

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contraires ä toute nögocialionBorne : il pensait qu’il fallaitfin au regne temporel du pape, "voir plus ö s’en occuper; que l’° npourrait trouver aucune circonst anoü la cour de Borne eüt desövidens; que ce serait une folie d ue sse flatter d’une paix sincere avecthöologiens, si fort en opposili 00 8principes qui dirigeaient les rep ul,ques nouvelles. Sans doute l’exist eatemporelle du pape ötait incomP atl ^avec le bonheur de l’ltalie; l’ e *Prience prouvait qu’il ne fallait attß j e(Ire ni modörati on, ni bonne f°*cette cour : mais Napoleon p e °^qu’il ne pouvait ni rövolutionner