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Mfi.uomns hp. napoi.kos.
paix , reconnu un etat de choses quel’opinion avait conseilld ä Choiseul.
§ IX.
Les Corses etaient extrdmement md-contens des gouverneurs anglais ; ilsn’entendaient rien ä leur langue, hleur tristesse habituelle, ä leur ona-niere de vivre. Des hommes continuel-lement ä table, presque toujours prisde vin, peu communicatifs, contras-taient avec leurs mceurs. La diflerencede religion fut aussi un sujet de rdpu-gnance. C’etait la premiere fois, depuisla naissance du christianisme, que leurterritoire etait profand par un culteheretique; tout ce qu’ils voyaient lesconfirmait dans leur prdjugd contre lareligion protestante. Ce culte saus cd-remonies, ces temples si nus, si tris-tes, ne pouvaient parier ä des imagi-nations meridionales, que flattent sivivement la pompe du culte catholi-que, ses belles dglises, ornees de pein-tures et de tableaux, et ces imposantesceremonies. Les Anglais repandaientl’or ä pleines mains; les habitans lerecevaient, sans que cela leur inspirdtaucune reconnaissance.
Dans ce temps, Napoleon entra dansMilan, s’empara de Livourne , y reunit,sous les ordres de Gentili, lous lesrefugies Corses. L’exallation devint ex-trdme dans toutes les montagnes. Dansune grande fdte, ä Ajaccio , on accusale jeune Colonna, aide-de-camp duvice-roi, d’avoir insulte un buste dePaoli. Ce jeune homme en etait inea-pable. L’insurreclion dclata; les habi-tans de Bogognano interceptercnt lesCommunications de Bastia ä Ajaccio ,cernerent le vice roi, qui avait marchecontre eux avec un corps de troupes :il fut conlraint d'abandonner ses deuxfavoris, de les chasser de sou camp.
Ceux-ci, deguises, escortes de leursparens, gagherent, par des chemins detraverse, Bastia , oü ils arriverent avant
le vice-roi. Elliot dtait impos-
sible de songer 5 se maintenir en Corse;il chercha un refuge et s’empara dePorlo-Ferrajo. Gentili et tous les re-fugids debarquerent, en oclobremalgrd les croisieres anglaises. Hs |l1 ”timerent une marche generale de l flPopulation. Toutes les crdtes des iu° n 'tagnes se couvrirent, pendant la n u ‘ 1 'de feux; le bruit rauque de la corn e iSignal de l’insurrection, se fit entendr edans toutes les valides. Ils s’emp are 'rent de Bastia et de toutes les pla ceS 'Les Anglais s’embarquerent enabandonnerent beaucoup de pris° n ”niers. Le roi d’Angleterre ne porta d uedeux ans la couronne de Corse, d uiservit qu’ä ddvoiler l’ambition de s°cabinet, et ä lui donner un ridi cU * e ’Cette fantaisie coüta cinq millionäling ä la Irdsorerie de Londres . CO 11pouvait pas employer plus mal i eS tf 'sors de John-Bull .
La Corse forma la 23* divisio° ^lilaire de la republique; le generalbois en eut le commandemeid' ..commencement de 1798. des mal^lans, sous un pretexte de relig' 0 "’ .surgerent une partie du Fhuu° rvoulant s’aeerdditer d’un grand ne” 1 ’ils mirent a leur tdte le gdndralleri. Le general Vaubois marcha ü c “les dispersa, et Dt prisonnier j eUrneral. Il dtait dge de quatrc-vinS^ ^ans, et domine par son confess eUf ^avait etc elevd ä Naples , oü aV .servi, et etait parvenu au grade e .jneral-major; il jouissait depuisans de sa relraite, et vivait tranjl ^leinent dans sa pieve. Vaubois ®traduire a une Commission i»uiqui le condamna ä mort; il fu*» gCette catastrophe fit couler les