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Tome sixième.
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CORSE.

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de lous les Corses; c’etait le lils duf at«eux Giafferi qui, pendant trentear >s- les avait commandes dans la guerrede l’independance; son nom etait emi-ne tnment national. G’eüt ete le cas dec °nsiderer ce vieillard comme en en-!® n ce, et de se contenter de faire tom-er la vindicte nationale sur le moine“Vpocrite qui le dirigeait.

§ X.

La Corse est situee ä vingt lieues desc ^tes de Toscane , ä quarante des cötese la Provence, et ä soixante de cellesLspagne; göographiquement, eile ap-l^tient ä l’Italie ; mais cette penin-Sa le ne formant pas unc puissance,e ** e est assez naturellement partie in-l ^ r anle de la France . Sa surface est deCll|( l Cents lieues carr6es. Elle a quatre^ <:s maritimes, Bastia, Ajaccio, Calvi ,°nifacio; soixante-trois pieves ouv *Hees; quatre cent cinquante villa-^ es ou hameaux ; trois grandes rades,l^epres ä contenir les flottes les plus^mbreuscs, Saint - Florent, AjaccioPorto-Vecchio. L’ile est monta-^euse : eile est traversde du nord-°Uest au sud-est par une haute chaineSraniteuse qui partage l’ile en deux;Se s pitons superieurs sont constam-^ent couverts de neige. Les trois plusj^ a ndes rivieres sont le Golo, le Lia-lJi ° ne et le Tavignano. Bes hautes^°ntagnes coulent des rivieres, out o rrens > se jettent ä la mer dansc ^ es les directioris; ä leur embou-,j Ure ' s °ntde petites plaines d’une oude y '* eues de Circuit. La cöte du cötdpla' B ast ' a a Aldria, est une

lr>e ( le vingt lieues de long sur trois

d * iar s e -

Coijj est boisee, les plaines ou lesd’ 0 ,. ,les So “t ou peuvent 6tre couvertes

l( rs t de muriers, d’arbres. frui-

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tiers, d’orangers, de grenadiers, etc.Les revers des montagnes sont cou-verts de chätaigniers, au milieu des-quels sont situös des villages qui, parleur position, se trouvent naturelle-ment fortifles. Sur les sommets desmontagnes sont des forßts de pins, desapins, de chdnes verts; les olivierssontaussi gros que dans le Levant; leschätaigniers sont enormes et de la plusgrande espece; les pins et les sapinsne le cedent point ä ceux de Russie pour 1’Elevation et la grosseur. Mais,comme mdts de hune, ils ne peuventservir que trois ou quatre ans; au boutde ce laps de temps, ils se sont desse-ches et sont devenus cassans, tandisque le pin de Russie conserve toujoursson dlasticitd et sa souplesse. L’huile ,le vin, la soie et le bois de construc-tion, sont quatre grandes branchesd’exportation propres ä enrichir cetteile. La population est de moins de*cent quatrc-vingt mille ämes; eile pourrait 6tre de cinq cent mille. Lepays fournirait les bles, les cMtaigneset les troupeaux necessaires pour lesnourrir. Avant l’incursion des Sarra-sins, tous les bords de la mer 6taientpeuplös. Aleria et Mariana, deux co-lonies romaines, etaient deux grandesvilles de soixante mille ämes; mais lesincursions des Musslim, dans les sep-tieme et huitieme siecles, et, depuis,celles des barbaresques, ont porl6 toutela population dans les montagnes; lesplaines sont devenues inhabitees, etdes lors malsaines.

La Corse est un beau pays aux moisde janvier et de fevrier; mais dans lacanicule la secheresse se fait sentir;alors eile manque d’eau, surtout dansles plaines, et les habitans 6prouventun grand agrement ä habiter ä mi-cöte,d’oü ils descendent aux marais dansrbivcr, soil pour faire paitre teurs

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