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Tome sixième.
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XAGL1AMENT0. <J97

ne resta plus d’autre ressource äBayalitsch que de poser les armes ;bagages , canons, parc, drapeaux ,I°dt fut pris.Cependant, on ne fit quec *nq mille prisonniers, parce qu’un8 f and nombre d’hommes avaient 6td^s, blessds oupris, dans differerisc otubats, depuis le Tagliamento , etflüe quantite de natifs de la Carniole °üdela Croalie, voyant tout perdu,s ’<Haient ddbandes dans les gorgesP°ür gagner isolöment leurs villages.0« prit trente-deux pieces de canon ,‘lUatre cents voitures attelees d’artil—* e iie et de bagages, qualre g6n6raux ,^ beaucoup d’employes d’administra-l >on.

§ VI.

Le quartier-general se rendit suc-c essivement äCaporelto, ä Tarwis , äVillach et Klagenfurt ; l’armee passa la^ r ave sur le pont de Willach, que' ennemi n’eutpas le temps de brüler;

se trouvait dans la vallee de laI^rave ; eile avait passe les Alpes Car-»iques et Juliennes ; eile etait en Al-lemagne. La langue, les moeurs, leclimat, lesol, laculture. tout con-trastait avec l’Italie; eile se loua del’liospitalite et de la bonhomie desPaysans: l’abondance des legumes, lagrande quantite de voitures et de che-Va <ix, lui furent fort utiles; eile n’a-v ait trouve en Italie que des chariotsa ttele S de bceufs, dont le Service, lente t 'ucommode, s’accordait mal avec lay,v acitö frangaise. Elle occupa les chä-ea 'ix de Gorizia, de Trieste et de^ybaeli. Les deux divisions autri-. en hes, Kaim et Mercantin, ar-*^ 6es du Rhin , ötaient en position äa genfu r t, qu’elles voulaient d6fen-re > ta premiere perdit quatre ä cinq® nls hoinmes, et fut repoussee.

Klagenfurt avait une enceinte bas-tionnde, ndgligde depuis des siecles;les olficiers de genie remplirent lesfossösd’eau, releverent les parapets,demolirent les maisons bäties sur lerempart; des höpitaux et des maga-sins de toute espece y furent 6tablis.Le point d’appui parut important auddbouche des montagnes. On publiaenfrangais, en allemand et en italien ,la pruclamation suivante , dans toutesles provinces: « Habitans de la Carin-» thie, de la Carniole et de 1’lstrie,

» l’armee frangaise ne vient pas dans» votre pays pour le conqußrir, ni» pour porter aucun changement k» votre religion, ä vos mceurs, ä vos» coutumes; eile est l’amie de toutes» les nations, et particuliärement des» braves Germains... Habitans de la» Carinthie , je le sais, vous detestez» autant que nous, et les Anglais , qui» seuls gagnent ä la guerre actuelle,» et votre ministere, qui leur est» vendu. Si nous sommes en guerre» depuis sixans, c’est contre le voeu» des braves Hongrois, des citoyens» öclaires de Vienne, et des simples et» boris habitans de la Carinthie , de la» Carniole et de l’Istrie . Eh bien!» malgrö l’Angleterre et les ministres» de la cour de Vienne, soyons amis.» La republique frangaise a sur vous» des droits de conquöte; qu’ils dispa-» raissent devant un contrat qui nous» lie reciproquement. Vous ne vous» mölercz pas d’une guerre qui n’a pas» votre aveulü Vous fournirez aux» besoinsdemon armde. Demon cöte,» je protegerai vos proprietds; je ne» tirerai de vous aucune contribution.» La guerre n’est-elle pas elle-möme» assez horrible? Ne souffrez-vous pas» d^jä trop, vous, innocentes victimes» des passions des autres? Les impo-» sitions que vous avez coutume de