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Tome sixième.
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MEMOIKES DB NAPOLEON.

» payer k l'empcreur serviront a in-» demniser des degäts inseparables de» la marche d’une armee, et ä payer» ce que vous m’aurez fourni. »

Cette proclamalion fut d’un bon ef-fet; ou y fut fidele de part et d’autre:aucune contribution extraordinaire nefut levöe, et les habitans ne donnerentlieu ä aucune espöce de plaintes. Qua-tre gouvernemens furent organisespour les quatre provinces; on les com-posa des plus richespropriötaires. Lesmarchandises anglaises furent confis-quees ä Trieste . On trouva , dans lesmagasins imperiaux de la mined’Idria ,pour plusieurs millions de vif-argent.

§ VII.

Depuis dix jours que la Campagneötait ouverte sur le bord de la Piave,du Tagliamento, et dans le Frioul , lesdeux armees ötaient restees inactivesdans le lyroi. Le general Kerpen , quicommandnit le corps aulricliien, at-tendait k chaque instant l’arrivee dedeux divisions du Ithin. Le generalJoubert n’avait encore aucun ordred’attaquer, ses instruclions lui pres-crivaient seulement de contenir l’en-nemi, et de garder sa posilion du Lawis. Mais aussitöt apiös la balaille duTagliamento , et lorsque l’armee au-tricbienne avait etc chassee de toute1’llalio, que Massena s’etait rendu maltre de la chaussee de la Carintbie, etque Napoleon se tut decidea penetrer,par ceüe Chaussee, avec toute son ar-mee, il expeitia l’ordre au generalJou()erl <le b.iltre rennerni auquel iletait superieur, de remonler les rivesdel'Adige, de rcjeter le general Ker-pen au delä du Brenner, et de marcher,par una droite et par le Pusterlbal,cn suivant la chaussee qui longe laBrave, pour rejoindrel’armöe ö Spital,

sur la chaussee de la Carinthie . Il lu*prescrivit de laisser une brigade pourdöfendre le Lawis, avec ordre, si eH ey etait forcee, de se replier sur leMon*tebaldo, d’y attendre les ordres du ge*neral Kilmaine , commandant en H®'lie, et de correspondre avec le gönöralBalland, ä Verone . Lorsque Tarffl^ofranfaise victorieuse arriverait sur l eSimering, mena^ant Yienne, tout ccqui pouvait se passer dans le bas Tjf'rol etait d’une importance secondairo-Le 20 mars, aussitöt que le göneralJoubert eut re?u ses instruclions,commenpa son mouvement. Le gr» nt ^quartier-general etait alors & Gori^> a ’sur l’Isonzo. Le gönöral Kerpeti cai®'pait, avec ses principales forces, aCambra, derriöre le Lawis, couvra"^Saint-.Michel, par ou il communiq uaitavec legöneral Laudon, qui occupad'®rive droite de l’Adige . La division J° u 'bert passa le Lawis ä.Sögonzano, dtU 1 ®le temps que les divisions DelmaSUaraguay-d’Hilliers le passaient sur lepont de Lawis möme, etse dirigeaienbpar la chaussee de la rive droite, slifSaint-Michel. Ainsi, toutes les foi'O eSfraufaises se trouverent en mesurßparticiper ä l’altaque du camp duneral Kerpen , tandis que le corp s 4 * eLaudon, söparö par l’Adige , restasp eCtateur iuaclif. Aussi le combat * upas douteux. Le göneral Kerp e "’chasse de toutes ses positions, P er< ^la tnoi;ie de son monde, des drape aUX ’des canons, trois mille prisonnierSdeux mille morts. Cette balaillßSaint-Michel ouvrit le Tyrol. Pend a °que Barraguay-d’Hillicrs et lieh 11 ®*

entraienta Saint-Michel et encoupai et1 ^lepont, Joubert se porta directenaC 0sur Neumarek, par les montagnes, s 6°empara aprös un leger combat, p aSS ®Ic pont, battit completement etpilla Ic corps du gönöral Laudon ( i u ’