NEGOCIATIONS EN 1797. 781
X. Les fournitures qiii, ä dater dem§me £poque, seront faites dans les^ats de S. M. le roi de Sardaigne ,ft ux troupes l'rancaises et aux prison-•"ers de guerre conduits en France ,a insi que eelles qui ont eu lieu en ver-^ de conventiöns particulieres passeessujet. et qui n’ont point encoreacquittees ou compensees par la^publique franfaise en consequence^ e sdites convenlions, seront rendueset > m6me nalure aux troupes formant^contingent de S. M. Sarde; et, si les^Urnitures ä rendre excedaient les^soins du contingent, le surplus seraac quitte en numeraire.
Xi. Les deux puissances contrac-* a >ites nommeront incessamment desao, iunissaires chargös de ncgocier en‘ e br nom un traite de commercec °"forme aux bases slipulees dans V art.
du traitd de paix conclu, ä Paris ,^Hre la rdpuhlique franfaise et S. M.e r oi de Sardaigne ; en attendant, les^°stes et les relations commercialesSe ront reta blies sans delai, ainsi qu’ellese Xistaient avant la guerre.
Xll. Les ratificalions du prösenthait6 d’alliance seront üchangces äParis dans le plus bref delai possible.
Fait et signd a Turin , le 16 germi-M an Y de la republique fran^aiseet indivisible (5 avril 1797, vieux•tyle).
Signe , II. Clarke, ClementDamian.
Dircctoire ne s’cxpliquait passtai >sil)l(. m ent, mais il etait evident^ d n« voulait pas ratifier ce traite.r e t S ° n Napoleon persislait a
.^ard er cel[e ra iij] ca (jon commer ,^ ls Pensable. II attacliait, comme de^ So >i, Une grande imporlance ä reunir'ieib arra< ^ e unc division de bonncs etes troupes piemontaises dorit il
estimait la valeur. Se regardant com-me personnellement engage vis ä-visde la cour de Sardaigne , il employaittous ses moyens pour garantir latranquillite interieure desdtatsdu roi.Cependant les mecontens piemontaisdevenaient tous les jours plus nom-breux; ils coururent aux armes, et lesrevolutionnaires furent d^faits. CettePosition etait extrßmement delicate;eile excitait, au supröme degre, le me-contentement des jacobins de France et d’Italie ; et lorsque le parti royaleut triomphö ä Turin , les arrestationset les vexations auxquelles il se porta,furent un texte perpetuel de reclama-lions adressees au quartier-general.
A la finde seplembre, le Directoire ,en signant l’ultimaium pour les nego-ciations de Campo-Formio, fit connai-tre ä Napoleon qu’il persistait dans saresolulion de ne point ratifier le traitöd’allianco avec la Sardaigne . Le minis-Ire des relations exterieures, en luicommuniquant les intentions du Di-rectoire , l’engngeait ä faire debaucherles soldats sardes par les recruteursitaliens, ce qui lui procurerait, ecri-vait-il, les moyens d’avoir le secoursdes dix mille hommes du contingentpiemontais, sans en avoir l’obligatiouä la cour de Turin ; mais les cadresqui constiluent la force des troupesne sauraient pas ßtre debauches;d’ailleurs une Operation de ce genrene pouvait se consommer sans perdrebeaucoup de temps, et il etait questiond’entrer en Campagne immediatemeut.Cette comluite du Ilirecloire fut unedes enuses qui deciderent Napoleon asigner la paix ä Campo-Formio, sansavoir egard ä Xuliimatum du 29 sep-lembre, du gouvernement frangais,qui, dans son opinion, ne peuvaitötreinsere au protocole, sans amener unerupturc. Cependant le Directoire ünit