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MKMOIRES DK NAPOLEON.
eut prive cetle place de sa principaledefense. Cette Operation fut tentee parles Visconti, dans ieurs guerres contreles ducs de Mantone; mais ils n’etaientpas maitres de Peschiera , et d’ailleursles ingenieurs milanais conduisirentIeurs travaux sur de faux principes:ils essayerent de barrer le 3Iincio pardes digues, que lariviere finit par en-lever. On sait assez qu’il ne faut pass’opposer directement au cours deseaux; c’est en le caressant et en sesoumettant ä tous ces caprices, queles Ilollandais ont assujelti l’Ocöan.C’eüt ete en d6rivant les eaux dans leTartaro et la Molinella, qu’on eütreussi.
7° Pour raccourcir la ligne de l’Adige ,on a plusieurs fois indique, corame unmoyen efiicace, de couper la digue dela rive droite de cette riviere, presLegnago. Les eaux diriv6es se möle-raient avec celles du Tartaro et de laMolinella, et feraient un tnarais de toutle pays compris entre l’Adige, depuisLegnago au Pö. Mais les rösultatsd’une pareille Operation seraient fu-nestes ä cette province. Lors de ladeuxieme attaque d’Alvinzi et de Pro-vera, en janvier, ce projet fut presenteä Napoleon, qui ne crut pas que l'ur-gence des circonstances put l’autoriserä une pareille devastation. Les Anglais n’en ont pas agi avec cette modörationen Egypte ; et, pour obtenir un avantagede peu d’importance, ils ont coupö ladigue du lac Madieh, et fait entrer laMediterranee dans le lac Mareotis, cequi faillit entrainer la ruine d’Alexan-drie.
VII« OBSERVATION.
L’armöe francaise qui marcha surRome ne comptait que quatre milleFranfais; eile 6lait, il est vrai, de
neuf mille hommes, en y compre-nant les balaillons de nouvelle levee,Milanais etßolonais, qui ne pouvaientpns encore 6tre präsentes en lig necontre des troupes regulieres. R eselforts de la cour de Rome furent assez
grands, mais produisirent peu de re-sultals. Quand une nalion n’a p< is accadre et ui\ principe d’organisation m'b-taire, il lui estbien diflicile d’organis crune armee. Si la France , en amis si promplement sur pied de bon-nes armees, c’est qu’elle avait un b ö "fonds, que l’emigration amöliora plutötqu’elle ne le deteriora. La Roinag 11 ®et les montagnes de l’Apennin 6t»i'
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les
fanatisees; l’inlluence des prötresdes inoines, toute-puissante;moyens des missions, des predicat' 0 " 1 ’et des miracles ötaient eflicaces. ^peuples de l’Apennin sont nature" element braves; ony retrouvequeid uesötincelles du caractcre des ar)C' eI1i ’Romains: cependant ils ne puren! <>P'poser aucune rösistance ä une poig n ® ede Iroupes bien disciplinöes et b' eaconduites. Le Cardinal Buscatout propos la Vend6e. La Ven“^s’est trouvee dans des circonsta n(:particulieres; la population ötaitg 0riere, et contenait un grand not® ^
d’officierset desous-ofliciersquia val ®
servi dans l’armee; tandis que les trpes qu'on envoyait contre eileetö levdes dans les rues de Paris , c ° ^mandöes par des hommes qui n'<^ a,epas militaires., et qui ne firent ^des sottises, ce qui insensible 09 ®^aguerrit les Vendeens; et enß"mesures extrömes adoptdes p a ° * emit6 de salut public et les jacobi° s ^laisserent pas ä ces peuples de ^ etermint: mourir pour mourir, e0 -jvalait-il mieux se dßfendre. On c ° n ef . r etres bien que si dans cettecontre le saint-si#ge, au fie' 1