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Tome sixième.
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MÜXAXGES.

Turenne. ä la töte de quatre millePommes, passa l’Aisne , battit le mar-

quis d’Hocquincourt qui etait ä Fismes a 'ec dix regimens de cavalerie, cou-Ve ft par la Yesle, lui fit cinq cents pri-s °aniers et le jeta sur Soissons . IIi>v aitprojete de se porter surVincennesP°ur delivrer les princes; mais ayanta i'pris qu’ils avaient 6te transföres auGl 4teau de Marcoussi sur la route^'Orleans, il renon^a ä cet espoir etre joignit l’armee espagnole pres de^ufcliiUel. Sur la fin de septembre,

C(! fie armee investit Mouzou qui se1( -"dit au milieu de novembre, d’oüalla prendre ses quartiers d’hiverCl1 Flandre. Turenne resta sur lakontiere de l’Aisne avec huit mille0 n i»ies.

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La cour s’etait portee devant Uor-( * e aux, et le 8 octobre eile en availrc CU lesdefs; aussitöt sou rclour aPa-r ' s . la regente donna l'ordre au mare-c hal du Plessis-Praslin d’entrer en Cam-pagne avec seize mille liommes et debieltrc le siege devant Mietet; il Fin-vnstit le 9 decembre. Turenne y avaitBaisse dix-huit cenls liommes; mais'es travaux du siöge furent pousses!lv ec une teile vigueur, que la placeJ'apituia en peu de jours; cependanttrenne avait quitte les bords de la^euse pour accourir a son secours; il^ rri '’a, en quatre jours de mardie, le^decembre, une hcure avant le cou-dusoleil, devant Rhelel. Ilappritl ae la place venait de capituler. Leetul «main il battit en retraite, il fit^Pstre |j oues e j- gagna la vallee dut 0Ur S- Le marechal du Plessis marcha

- la nuit du 14 au 15 SUr Gennc 'il y eut connaissance que iuren-

e ^ a it ä trois lieues de lui; il se re«

mit aussitöt en marcbe ; les deux ar-rnöes se trouvcrent en presence le 15ä trois heures du malin. Turenne sor-tit de la vallee et gagna les hauteursde gauche; l’armee du roi le suivit pa-rallelement sur les collines de droite;les deux armees marchercnt ainsi deuxheures. Turenne ne voulait pas com-battre, le marechal du Plessis etait aucontraire impatient d’en venir auxmains; voyant qu’il etait midi, et queson ennemi allait lui echapper, il des-ceudit dans la vallee entre le bourg deSainl-Etienne et celui de Sommcpi,aulieu nornrne leCliamp-Blanc. Les deuxarmees se rangerent en bataille: lelieutenant-general marquis d’Hoc-quincourt commandait la gauche del’armee royale, le general Rosen lecentre, et le marquis Villcquier ladroite. Le lieutenant-general Lafaugecommandait la droite de l’armee deTurenne ; le comte de Ligneville !agauche; les marquis de Duras, de Beau-veau, de Uautteville et de Monlausier,le centre. Les forces du marechal duPlessis eiaient doubles; mais Turenne,s’etant aperfu que toute l’infanlerieroyale n’etait pas arrivee, desccuditdans la vallöa 4 la rencontre du mare-chal. Sa gauche, a la töte de laquelleil marcha, chargea la droite frangaise:les deux ailes se trouverent mölees,le suceös etait incertoin; mais la droiteespagnole, commandöe par le lieute-nant-general Lafauge, fut enfoncöepar le marquis d’Hocquincourt, qui,npres l’avoir rompue eutierement etfait Lafauge prisonnier, se porla con-tre l’aile que commandait Turenne, lachargea pendant qu’elie combaüaitencore avec la droite fran$aise, etapres un combat long et meurtricrdecida la victoirc. Les Espagnols en-toures de tous cötes, lächeren t pied;Turenne se trouva seul avec le lieu-