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MEM01KBS OE NAPOLEON.
tenant de ses gardes au milieu des es-cadrons frangais; cependant il parvintä s’echapper, gagna d’abord Montme-di, puis Bar-!e-])uc, oü il rallia lesdöbris de son armee. Douze centshommes etaient restes sur le champde bataille; il reunit ä peine un quartde ses troupes.
Siv.
Pendant l’hiver de 1651, les nego-ciations eurent lieu pour la paix ; lesprinces sortirent de prison le 13 fe-vrier. Mazarin quilta le royaume, et leparlement rendit un arröt, qui le de-clarait perturbateur du repos publicet le bannissait. Turenne s’entremitaupres des Espagnols pour les enga-gera la paix, il ne put y reussir. Dansles premiers jours de mai, ayant re$udes lettres qui l’assuraient de son par-don, il revint ä la cour. Pendant toutel'annee 1651, de nouvelles intrigues seformerent ä Paris ; le prince de Condequitta la cour, se rendit dans son gou-vernement de Guienne, et recommen-ta la guerre. Turenne refusa de pren-dre parli contre le roi et lui resta fide-le. Mazarin quitta Cologne et les bordsdu Rhin , et revint ä la cour. Le marö-chal d’IIocquincourt commnnda l’ar-mee royale contre le prince de Conde;ce ne fut que dans le commencementde 1652 que Turenne ful investi par leroi du commandement de l’armee,conjointement avecle marechald’Hoc-quincourt.
§ V.
X e OBSERVATION.
1 0 La conduite de Turenne danscette circonstance est peu honornble;
Sujet du roi, il ne devait pas prendreles armes contre son maitre. La raisonde la minoritö ne pouvait en ötreune,il avait reconnu la regente. Depuisnoinbre d'annees il commandait sesarmees; il etait comble de ses bien-faits; en prenant parli pour la Fronde,
il suivit l’impulsion du diel' de sa mal"son, le duc de Bouillon son fröre, &sous ce point de vue, il pourrait 6R eexcusable; dans ce cas, il fallait q®quitldt le commandement de l’armeeque lui avait cordie la regente, et q u ®ce f'üt comme particulier qu’il allät seranger sous les drapeaux delaFronde-Mais praliqucr non armee , c’est u neinfidelite qui ne peut ötre justilice 1,1par les principes de la morale, ni P afles reglemens mililaircs. 11 en fut cruel'lemerit puni, puisque ses soldats l’ a 'baridonnerent et resterent (idelesä' 8voix du devoir et ä leur sermenl.
2° Apres la paix de ltuol, Turei» ,eprit de nouveau parti contre la c° ur !alors il n’ctait pas employe, illes conscils et les impulsions du (; l' ede sa maison et l'influence qu’e* erfait sur lui la duchesse de Longuevid e 'il se retira ä Stenay et se declara p°® rles princes que la cour tenail opP rlmes et en prison. Il y a cettedans la conduite de Turenne qucl<l ucirconstances attönuantes; iriais d ue _ques mois apres, il est oblige de R a ' gteravec les ennemis de la Francsse mettre ä la töte des armöes esp a ^gnoles pour les aider ä prendreplaces frontieres et ä ravager le s ° ^
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morale et de l’honneur. Rien ne P e
sa patrie. Ce grand crime est rep r ° u '|par les principes de la religion, d®
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excuser un general de proliter des
mieresacquises au service de sa P atrlpour la combaltre et en livreries k° ulevarts aux nations ötrangöres.