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Tome sixième.
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MÜLANGES.

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fiemi-circonference que couronnait, sur'es hauteurs, l’armöe autrichiemie, ceWilnepouvait faire qu’endöfilantsous' a ßiitraille et la fusillade. Le general^adasty, commandant la cavalerie au-tr 'chienne, se porta aussitöt ä deux^"le loises de Kollin, ä cheval sur lar °Ute, barrant ainsi aux Prussiens le

l 'henain de Kollin , et les obligeant är ester sous le feu de son armee. Daun ° r donna ä toutes ses troupes d’avan-Cer jusqu’ä l’extrömite de la position,e ' fit tomber, sur leurs colonnes enBarche, une gröle de boulets, d’obuse ' de bailes. Les tirailleurs des troupesPestöes dans les villages se porterentCl1 avant; la fusillade s’engagea entre' e s Croates et l’armöe prussienne, quiCe Pendant voulait toujours eontinuers ° r > mouvement. L’avant-garde, ayant^ l’avance, parvintä franchir les trois^"le toises et ä deborder la droite au-tr 'ehienne; apres avoir depasseKresor,e "e prit ä droite, marcha sur cettee *tröme droite et s’empara du village^e Kresor; mais l’armöe prussienne^'t tellement engagöe, et la fusilladedevint si vive, qu’elle dut faire halte,se former ä droite en bataille et mar-cher au pas de Charge pour repousserles tirailleurs: ceux-ci ütaient soute-nus. Les Prussiens firent d’inutiles ef-forts pour enlever les hauteurs qui, entoGme temps, etaient attaquees par' e Ur droite; mais tout l’avanlage de laPosition ötait pour les Autrichiens.^ a ttaque des Prussiens ötait une af-jaire de circonstance non möditee ; ileUr fallut gravir desmontagnes ä pic,Passer par des sentiers et.des ravinsHraticables; ils firent des prodigese v aleur: mais forcös de cöder, ilsjj er direntleur artillerie, grand nombre. e Prisonnjers, de mortset de blessüs;* 8( ! replierent sur Planian et opö-ret1 tleur retraite sur Nimbourg. Le

maröchal Daun rentra dans son camp,oü il resta plusieurs jours ä chanter desTe Deum, La perte des Prussiens s’öle-va ä quinze mille hommes, celle desAutrichiens ä cinq mille. Ainsi, surdeux hommes de son armee, le roi eneut un hors de combat. Le 19, Frödö-ric leva le siege de Prague et se renditä Brandeis, oü l’artillerie fut transpor-töe pour y ötre embarquöe sur l’Elbe ;comme eile n’avait que quatre lieues kfaire, eile arriva le soir möme du 19.Le marechal Keith, qui etait sur la rivegauche, resta vingt-quatre heures deplus et opöra sa retraite sur Leutme-rilz oüil passa l’Elbe . Vivement pour-suivi, il perdit quatre ä cinq centshommes.

Le roi divisa alors son armee endeux corps, tous les deux sur la rivedroite de l’Elbe . Il campa pres deLeutmeritz avec la majorite de sestroupes, envoyant le prince royal dePrusse avec le deuxieme corps, d’abordderriere l’Iser, a Seheditz, ensuite aBoemisch-Leipa, derriere le Poltz; setrouvant ainsi eloigne de dix lieues duroi, et de six ou sept de Zittau , oüötaient les magasins. Le prince deLorraine prit enfin son parti le 1 er juil-let; il sortit de Prague et passa l’Elbepres Brandeis k Czelakowitz, se portasur Munchengratz derriere l’Iser, etde lä ä Hunerwasser, tourna la positiondu prince royal ä Boemisch-Leipa ,s’empara de Nimes et de Gabel, et par-l& intercepta la communication avecZittau que le prince royal ne put ga-gner que par un dötour; et apres avoirbrüle ses Caissons, il y arriva le 22, unpeu avant l’armöe autrichienne. Celle-ci bombarda Zittau devant les Prus-siens : une partie des magasins futbrülee. Le prince de Prusse se retirapar Loebau sur Bautzen . Le 29 juillet,Frederic quitta son camp de Leutme-