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«FMOIRES DK NAPOLEON.
ritz, et vint se joindre au camp deBautzen , el quelques jours apres, allacnmpor a Bernstatdel, enlre LoebauetGörlitz. Lc prince de Lorraine elaitcampe en avant de Zittau , tenant unegarnison dans Görlitz , jnierceptantainsi le chemin de la Silesie . Dans lanuit du 15 aoüt, Früderic se porta äHirschfeld entre Zittau Görlitz ; lecou-pant par cette position de la place deZittau, il s’empara de Görlitz , recon-nut le camp du prince de Lorraine, lejugea inattaquable; et voyant que ceprince refusait le combat, i! mint äHirschfeld, laissa le commandementde l’arm6e au prince de Bevern ; et le24 aoüt se mit en marche avec un de-tachement de seize bataillons et trenleescadrons pour se porter sur la Saale .Ici finit la premiere periode de cetteCampagne.
III« OBSERVATION.
Le projet de Frederic de s’emparerde Praguc et de la Ilohöme elait bonen 1756; il l’etait encore au eommen-cernent de 1757. La, comme dans ungrand camp rctranchü , il eüt couvertla Saxe et la Silesie , contenu l’Au-triche et l’empire. II devait reussirdans cette entrcprise, toutes les chan-ces cl uent en sa faveur; il avait l’i-nitiatnc du mouvcmeur, des Iroupessuperleures en nombrc et en qualite,son audacc et ses grands talens. Ilechoua cependant.
1° Il marcha ä la conquötede la Bo-heme par deux lignes d’operations,avec deux armees separees entre ollespar soixante lieues, et qui devaient sereunir ä quarante lieues de leur pointde dcpart sous les murs d’une placeforte en presencc des armees enne-mies. 11 est de principe que les reu-uions de divers r.orps d’armee ne doi-
vent jamais se faire pres de l’ennemicependant tont reussit au roi. Ses deuxarmees, quoique separees par desmontagries, des defiles, snrmontürcntlous les obstacles saus qu’il leur arri-vät aucun mal. Le 4 mai, olles n’C'laient plus eloignees que de six lieues,mais dies etaient encore süparees p ardeux rivieres, la place de Praguc etl’armee du prince de Lorraine forte desoixantc-dix millehommes. Leur reu-nion paraissait impossible; cependanteile s'opera le 0 mai, ä la pointe dujour, ä trois Cents toises du camp a "'trichien. La fortune se plut ä comble rfrederic, qui devait ötre baitu en de'tail avant la reunion des deux armec s<et cliacune chassüc isolement de la 1*°'beme.
2" Puisque lc roi abandormait sa d'gne d’operalion, par la rive gauche del’Elbe , et qu’il la prenait sur Brandei 8et par la rive droile, il eüt du f'b ri!passer sur la rive droile de la Molda"'le marcchal Iteith, le tenir sur son «*'trüme droile, couvrant, dans tous le- 8cas,sa ligno d’operalionssur Brande 18 ’il eüt obtenu trois avantages: 1" l« Ilteson armee eüt eie rüunie et il n’cütrien a redouter des entreprises d 11prince de Lorraine ; 2° il eüt enmille hommes de plus sur le cliarnpbatailledePrague; immenseavanl ;1 S ö |3“ sa ligne d’opcralions sur Brande' 8cut cte toujours assuree, eile n’am' 1 ’ 1passte compromise comme eile l’ael^
3° Pendant la bataille de Prag 1 "', ^roi abandonna sa ligne d’operalion 8 cde retraite, le chemin de Brandt' 1 *, ^se plaqa ä clieval sur le chemin delin qu’occupait le maröchal Daun ,lieues en arriere. Si le prince de l-° rrnineeül fail doriner sa gauche et oneuper Gebel pendant que le marcc > aDaun se fut approehü , le roi Wferne.