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Tome sixième.
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MELAfiGES.

pl&ce comme Minden , sans tenter dela secourir; tout cela est peu honora-ble, non seulement pour le general,*»ais möme pour les officiers-generauxde l’armee: car enfin, si Broglie, Saint-Germain, Chevert, d’Armentieres ,e *issent demande a se battre; si l’opi-n ion des generaux et des chefs dec °rps eüt ete hautement manifesteede faire quelque resistance, de sauvera U moins l’honneur des armes, lefsdneral n’eüt pu s’y refuser.

2" Le due Ferdinand fit sans doute'h'e brillante Campagne; mais eile luifut si peu disputee, que sa gloire se- !r a>t pelite, s’il n’avait d’autres titres jPlus solides, qui prouvent ses talensson habilete: 1° son passage duUhin est conlre les regles; il restaPlusieurs jours sur la gauche de ceüer * v iere, separe des deux tiers de sonar mee; 2° il eüt mieux fait d’assicgerprendre Wesel , ou d'alfaquer et^ttre Soubise, pour l’obliger ä repas-Ser sur la rive gauche du Rhin. 11 lehdgligea, de Sorte que Soubise marcnaeil avant: la Hesse tout enliere tombaSans combat. Le plan du duc ötait vi-Cieux: si Chevert avait reussi ä s’em-praer du pont de Rees, son armöe eüt«Re perdue; et Chevert eüt rüussi, sile marechal de Contades l’eüt detache,hon avec sept ou huit mille hommes,hiais avec dix-huit ouvingt mille hom-*hes. Nous en parlons ici en nous mo-^eluat sur les principes d’alors; car,Sl ce marechal eüt ete un grand güne-*®l, c’est avec toute son armüe qu’il®ht debouche par quelques marches° r cees sur les ponts de son ennemi,^ I eüt ainsi coupe de sa retraite. 3° leP'an du duc Ferdinand, ä la bataille de■feveldt, est contrc la regle qui dit:e *<iparez jamais les ailes de votre ar-les unes des autres, de moniere queEnnemi se puisse placer dans lesTI

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intervalles. Il a divise sa ligne de ba-taille en trois parties, separees entreelles par des vides , des defiles; il atourne toute une armee avec un corpsen l’air, non appuye, qui devait ütreenveloppü et pris.

XII e OBSERVATION.

1° Le roi de Prusse devait-il, aucom-mencement de la Campagne, assiegerOlmuiz? Non; s’il l’eüt pris, il l’eütevacue deux mois apres, ou il eüt ütüoblige d’y laisser une forte garnison;ce qui l’aurait affaiblid’autant. Ce n’ü*tait pas ä prendre Olmutz qu’il devaiteinployerles mois d’avril, mai et juin,oü les Russesetaient eloignes du theä-tre de la guerre, et lui laissaient durepit, mais ä battre Daun, ä dütruireson armüe. 11 le pouvait; eile elait fai-ble au commencement de la Campagne;et cela l'ait, il devait, de concert avecle prince Henri, detruire l’armüe duduc de Deux-Ponts, et s’ütablir solide-ment en Bohüme.

2 u Mais en supposant que le roi dePrusse eüt du assieger Olmutz, il fallaitencore, pour y rüussir, battre l'armüede Daun . 11 avait l’exemple de la ca-tastrophe qui lui 6tait arrivee ä Prague ;mais alors il avait ete entraine au siegede Prague , par i’engagement natureld’un grand succes, et par l’esperancede prendre quarante mille hommes; cequi eüt tout termine. La pOssession dePrague elle-müme etait importante;eile lui assurait celle de la Bohüme;mais ä quoi bon Olmutz ?

3° Le roi veut prendre Olmutz : ilsurprend par de belles manoeuvres legeneral ennemi, investit la place le 6mai, et cependant son üquipage desi6ge n’arrive que le 20: voilä doncquatorze jours de perdus, et qui don-nent le temps ü Daun de se reconnaitre;

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