882 MEMOIRES DE !Ut>OI.liON.
il eüt fallu que l’öquipage de siege fut ] qu’il voulnt. 11 introduisit des renforts
arrivö deux joura apres, et que le 8 ileüt ouvert la tranchöe; 4° le roi pre-tendait donc assieger Olmutz , et main-tenir ses Communications avec Neiss,sa place de depöt, eloignee de six mar-clies du siege, devant une armee desecours, superienre en nombre ä lasienne, et contre une puissance quiavait une immense quantitö de troupeslegeres? En ce cas, il devalt faire deslignes de circonvallation et de contre-vallation : les premieres l’eussent misä möme de contenir la garnison avecpeu de monde; les secondes auraientoppose un obstacle considörable ä tousles secours parliels qui eussent vouluentrer dans la place. 11 eüt pu fortiiicrses lignes avec des fosses pleins d’eau,abomiante devant cette place.
5" Le roi, 1° n'amena pas avec luison equipage d’nrlillerie; 2 0 calculason Operation sur lebesoin de recevoirdeux ou trois convois deNeiss, sa placede depöt, et cepetulanl il ne fit rien,parce qu’il ne pouvait rien faire, pourmaintenir ses Communications aveccette ville : le chemin est un defiieper-petuel au milieu des monlagnes; 3° ilplafa trois. corps d’observation sur lademi-circonference du röte de la IJo—hörne, de Vienne et du Danube . 11 neplaga rien, parce qu’il n’avait rien äplacer, sur l’autre moilie de la circon-förence: de Neustadt, a son camppresde Littau, il y avait deux grandes lieues;de son camp de Littau, ä celui de Pos-nitz, il y en avait six; c’etait donc unedemi-circonference de huit lieues, gar-dee par trois camps de sept bataillons,quinze bataillons et vingt-un bataillons,contre une armee de qualre-vingt-dixbataillons, fraiche, disciplinee, quin’avait öprouve aucun ecbec dans cetteCampagne, et qui manneuvrait autourde la place; aussi Daun fit-il tout ce
dans la ville; il plapa vingt mille liorn-ines qu’il mainlint pendant quinze avingt jours, sur la ligne de communi-cation du roi, intercepta des convois;et s’il eüt voulu attaquer successive-ment avec toutes ses forces, les campsde Neustadt, de Littau et de Fosnitz»le succes ne pouvait ötre douteux; >'pouvait prendre toute cette armee.
6° Il n’y a que deux moyens d’assu-rer le siege d’une place : l’un, de coin-mcncer par battre l’armee enneniic.l’eloigner du champ d’operations, e njeter les debris au-delä de quelq ueobstacle naturel, tel que des montagne sou une grosse riviere, placer Farme 0d’observalion derriere cet obstacle na'turel, et pendant ce temps ouvrir latranchöe et prendre la place. Mais s>l’on veut prendre la place devant l’a r "mee de secours, Sans risquer unetaille, il faut 1 0 ötre pourvu d’un cd 111 'page de siege ; avoir ses nmnitiorisses vivrespour le temps presumcdc |aduree du siege; former les lignes d®contrevallation et de circonvallal' 00 ’en s’aidantdes localites, soit haut(’H rS ’bois, marais, inondatioris. N'ayant P aSalors besoin d’entretenir de eornm 11nication avec les places de depdh 1n’est plus question que de cont <;,|irl’armee de secours, et l'on forme,ce cas, une armee d’observation q ul 'la perd pas de vue, et qui, lui bari arl
toujours e
sesma r 'de
le chemin de la place,temps d’arriver sur ses flaues ouderrieres, si eile lui derobaitunedie; ou erifin, profitnnt des ligne* «'contrevallation, employer une P ;)r _i| edu corps assiegenrit pourlivrer bataiä 1 armee de secours.
7° Mais faire les trois cboses ä la f° lS '1“ le siege d’une forteresse et cn eontenir la garnison saus contrevallation >2® garder ses Communications avec