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Tome sixième.
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MELAKGES.

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marcher pendant la balaille sur Franc-fort ; ils ne servirent de rien. De pa-reils dütachemens sont proscrits parles regles de la guerre.

XIXe OBSERVATION.

1° Le mouvement du corps de Fincksur Maxen, qui a eu une issue si f4-cheuse pour le roi, ütait sans but. Quepr6tendait-il ? ObligerDaunü activersa retraite en Bohüme, en mena^antses Communications par Peterswald?Mais rien ne devait lui faire penser queBaun voulüt aller en Bohöme. 11 ütaitUiuitre de Dresde ; s’il eüt üvacuü laSaxe , il eüt exposö cette place impor-tante. II n’avait d’ailleurs üprouve au-c Un üchec dans la Campagne; son ar-uiüe ütait nombreuse : le roi, aueontraire, avaitetü battu par les Russes ;il avait perdu Dresde . Qui pouvait donclo porter ä penser que Daun voulüt^vacuerla Saxe ? Mais, müme dans cec as, celui-ci n’etait-il pas maitre de larive droite de l’Elbe , pour se retireren Bohöme, s’il le jugeaitconvenable?L’echec de Maxen est le plus conside-rable qu’ait essuye ce grand capitaine,et c’est la faute la moins pardonnablequ’il ait faite: plus on connait les lo-calites, plus on reflöchit sur la Situa-tion des deux armees, et plus Tonsent que ce mouvement ne pouvaitconduire qu’äune catastrophe. Le ge-neral Finck a üte jete avec dix-huit0 'ille hommes au milieu de toute1 arm6e autrichienne, etant separe du§ r os de son armee par plusieurs mar-c hes, dansun pays de montagnes et de^Gles. Les Memoires du temps disent( 1' 1 avant d’ex6cuter son ordre, il ente presenta le danger au roi, mais queCe prince ne voulut pas l’ecouler.

Ici se presente une question de8 Plus haute importance. Les lois de

la guerre, les principes de la guerreautorisent-ils un general ä ordonner äses soldats de poser les armes, deles rendre 4 leurs ennemis, et ä cons-tituer tout un corps prisonnier deguerre? Cette question ne fait pasundoute pour la garnison d’une place deguerre : mais le gouverneur d’uneplace est dans une catügorie 4 part.Les lois de toutes les nations l’autori-sent 4 poser les armes lorsqu’il manquede vivres, que les defenses de sa placesontruinöes etqu’ila soutenu plusieursassauts. En effet, une place est unemachine de guerre qui forme un tout,qui a un röle, une destinalion prescrite,determinöe et connue. Un petit nom-bre d’hommes, protüge par cette for-tification, se düfend, arrüte l’ennemiet conserve le depöt qui lui est confiöcontreles attaques d’un grand nombred’hommes; mais lorsque ces fortifica-tions sont detruites, qu’elles n’offrentplus de protection ä la garnison, il estjuste, raisonnable d’autoriser le com-mandant 4 faire ce qu’il juge le pluspropre 4 l’interöt de sa troupe. Uneeonduite contraire serait sans but etaurait en outre l’inconvönient d’expo-ser la population de toute une eite,vieillards, femmes et enfans. Au mo-ment oü une place est investie, leprince et le genüral en chef, chargesde la defense de cette frontiere, saventque cette place ne peut proteger lagarnison et arröter l’ennemi qu’uncertain temps, et que, ce temps ecoulü,les defenses dütruites, la garnison po-sera les armes. Tous les peuples civili-ses ont üte d’accord sur cet objet, et iln’y a jamais eu de discussion que surle plus ou le moins de defense qu’afaite un gouverneur avant de capituler.Il est vrai qu’il est des generaux, Vil-lars est de ce nombre, qui pensentqu’un gouverneur ne doit jamais se