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Tome sixième.
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MÄMOTKES DE NAPOLEON .

etaientsansorganisation, sans officiers,saus consistance

Le jour möme de la bataille, le ge-nüral Neuwied passa l’Elbe , avec ledütachement qu’il amenait de Silesie ,dans le temps que le duc Albert deSaxe arrivait ä Dresde avec un düta-chement de l’armee de Daun . Le 2novombre, le prince Henri fit entrerKlein en Bohöme pour detruire plu-sieurs rnagasins ; le 6, Frederic arrivaä l’armüe de Saxe . Le 24 novembre,les hoslilites cesserent avec les Autri-chiens; mais les princes de i’empiren’ütant pas compris dans l'annistice,Kleist les mit ä contribution. Le 20fevrier 1763, la paix fut conclue entrela reine de Ilongrie et le roi de Prusse,au chäteau d'Hubersbourg, pres Dres-de , et mit fin ä la guerre de Sept-Ans.Apres sept ans de combals, la paix re-tablit les choses telles qu’elles etaientavant la guerre, sans qu’un seul villagese trouvät avoir changü de maitres.

§ IV.

XXVIII' OBSERVATION.

1° Les officicrs qui dirigeaient lesoperations de la guerre ä Versailles ,n’avaient aucune connaissance militai-re; et les petites intrigues pour oucontre les divers generaux influaientsur la division de l’armee, et des lorssur le plan de Campagne.

2° La marclie du prince de Conde,sur la rive droite du Rhin , exposaitson petit corps ä un üchec et ne pou-vait 6tre d’aucune utilite pour la grün-de armee. S'il eüt fait, au commence-ment de la Campagne et par la rivegauche, le mouvemem qu’il a fait de-puis sur la rive droite, pour se joindrcsur le Mein, l’armee franpai.se eüt ete

constamment reunie et n’eüt pointüprouve l’echec de Cassel.

3° Dans cette Campagne, les Broglieavaient etc disgracies; mais le princeSoubise y acquit tout autant de honteque dans les campagnes pröcüdentes,ce qui prouva ä l’evidence que les dö-faites des armües franpaises, sous sesordres, tenaientä son manque de con-naissances mililaires et de caractüre;le marechal d’Eslrües qu’on lui adjoi"gnit, y compromit et y devait coffl"promettre sa gloire acquise ü Hasten-beeck.

4° La bataille de Wilhemsthal, pe f "due sans se battre, est d’autant pl uSdeshonorante pour le caraclere desdeux marechaux, que M. de Castric 3et le comte de Stainville, qui comm a(1 'daient les deux corps des ailes, nK> n 'trerent de l’habilete et de la valeUf >l’armeeelle-müme n’ütait plus l'arm^ ede Creveldt, il ne lui manquait pod rfaire de grandes choses qu’un graP^genüral.

5° La honte de laisser seize batai*'Ions poser les armes dans Cassel,siegüe par une arm6e au plus ^ esoixanle mille hommes, devant un earmöe franpaise de quatre-vingt-^ 1 *mille hommes, qui perd son temp s e °vaines manoeuvres et en faux naoiiV e "mens, sans donner aucun combah * ,epeut s’expliquer que par la nullitprince de Soubise. II est probablesi la paix n’eüt pas 6t6 signüe, c e ^ 1ble general n’eüt pas tardü ä üvac u0 ^la Hesse et ä se retirer pr^cip**' 8 ^ment sur le Mein, juslifiant ce dir e ,genüral athenien: Qu'une armeecommandee par un Hon vautgu une armee de Hone commandee p ar

cerf.

re-

6° Les manoeuvres du duc"and sont souvent contraires aux 1gles de lagqerre; il en eüt ütü s6v^ rC