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bardies, qui tmontvalu desoriir- victoi'ieux d’une lulle aussi disproportion-nee. II a ete grand surloul dans lesttiomens les plus critiquesjc’est le plusbei eloge que l’on puisse faire de soncaractere: mais tout prouve qu’il n’eütpas rösiste une Campagne a la France ,u l’Autriche et ä la Russie , si ces puis-sances eussent agi de bonne foi; qu’iln’eüt pas pu faire deux campagneseontre l’Autriche et la Russie , si le ca-binet de Saint-Petersbourg avait per-diis que ses armeeshivernassentsur lechamp d’operation. Le merveilleux dela guerre de Sept-Ans disparait donc.Mais ce qni estreel justific cette r6pu-tation dont a joui l’armee prussiennePendant les cinquante dernieres an-ales du siede passe, et consolide au lieud’ebranlcr la grandc reputation mili-taire de Frederic.
§ n.
On a attribue les succes que le roiavait obtenus pendant cette guerre äUn nouvel ordre de tactique , pour lesbatailles, qu’il aurait inventeet que l’ona appele l’ordre oblique.
Frederic a dorine, pendant la guerreMe Sept-Ans, dix batailles en personne,ctsix par ses licutenans, y compris lesaffaires de Maxen et deLandsliut: surlesquelles i! en a gagne sept et perdulaois ; et sur celles livrees par ses lieu-tdnans.il en aperdu cinq et gagne une.®dr seize batailles, la Prusseen a gagne*dit et perdu huit. II n’est aucune deCcs batailles oü le roi ail employe unebd'tique nouvelle; il n’a rien fait qui11 a >t ete pratique par les generauxa,1 ciens et modernes dans tous les s;e-clcs.
Mais qu’est ce donc que l'ordre obli-Ses parlisans varient : les uns di-5e nt qu c toutes les manoeuvres que fait
une: urmee, seit Id Veilte, «oit le joucd une bataille, pour retiforcer sa lignesur sa droite, son centre ou sa gauche,soit rnöme pour se porter derrierel’ennemi , apparliennent ä l’ordreoblique.... En ce cas, Cyrus a manceu-vre dans l’ordre oblique ä la bataillede Thymbre, les Gaulois-Belges, ä labataille de la Sarnbre eontre Cüsar ; lemarechal de Luxembourg , ä Fleurus ,il profita d’une hauteur pour deborderla droite de l’ennemi; Marlborough, aHochstet, le prinee Eugöne, ä Ramil-lies et ä Turin , CharlesXlI, a Pultava.TI n’est presque aucune bataille, an-cienne ou moderne, oü le gündral quia attaque n’ait renforce ses colonnesd’attaque, soit par un plus grand nom-bre de troupes, soit en y plagant desgrenadiers, soit par un grand nombrede canons. Si Frederic avait imaginecette manceuvre, il eüt imagine laguerrequi,malheureusemcnt, est aussiancienne que le monde.
D’autres disent que l’ordre obliqueest cette manoeuv.re que le roi faisaitexecutcr aux parades de Potzdam, parlaquelle deux armöes ütnient d’aborden bataille parallelement. Celle qui ma*noeuvre se porte sur une des ailes de sonadversaire, soit par un Systeme de co-lonues serrees, soit par un Systeme decolonnes ouvertes, et sc trouve toutd'un coup, saus que le general ennemis’en soit apertju, sur une de ses ailes ,1’aUaque de tous cötes, sans que l’onait le tempsde la secourir.
1° II est impossible que deux lignesparalleles de trois rnille toises, et pla-cecs ä la dislaucede ncufCents toises,l’une s’inclinantsur l’autre, de monierequ’une des ailes etant ä trois Cents loi-ses, l’autre soit assezeloignee pour fitreä l’abri et liors d’atteirite : l’armee,pendant qu’elle marche pour prendrel’ordre oblique, pröte le flaue; si eile