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Tome sixième.
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MEMOIRES DE

est attaqude, eile sera battue; l’aile ]menacde sera fncilemcnt raise liors depdril en la renfor^ant par la secondeligne de l'armee ou par la reserve.

2° 11 faudrait que la ligne d’opera-tion de Varmde qui prendrait Vordreoblique, lut du cötd de l’aile sur la-quelle eile appuie, sans quoi eile laperdrait, ce qui exposerait ä des con-sdquences fdcheuses. II est deux prin-cipes de guerre qu’on ne viole pointimpunement; le premier : Ne faitespas de marches de flanc devant une ar-mes qui est en position ; le deuxieme.Conservez avec soin et n abandonnez ja-tnais de gälte de cceur votre ligne d'Ope-ration . Aussi , est-il des personnesparmi les partisans de l’ordre obli-que, qui veulent que la manceuvre ensoit ddrobee d l’ennemi , qu’il soitdtonne et surpris , qu’elle soit faite denuit, ou favorisee par des brouillards,ou couverte par des rideaux.

1° Puisque cetle manoeuvre doit dtrederobee ä l’ennemi, ce n’est pas unordre de taclique;. sa force n’est pasdans elle-möme, mais en ce qu’ellesurprend, etonne; eile est de la naturedes embuscades, des marches ddro-bees, des surprises, etc.

2" Les embuscades, les marches dd-robdes, les surprises, ont dtd prali-quees dans tous les temps, non seule-ment par des troupes disciplindes, maismdme par des sauvages et des troupesindisciplinees.

Frederic a livrd, dansla guerre deSept-Ans , dix batailles; il n’a, dansaucune d’elles , fait exdcuter les ma-nceuvresdes revues de Potzdam, ni n’amis en usage aucune nouvelle manoeu-vre; toutes celles qu’il a ordonnees6taient connues et pratiqudes de tousles temps. II a fait deux mouvemens ala bataille de Lowositz , en 1756 : lePremier , pour repousser l’attaque de

NAPOLEON.

la hauteur; le second, lorsqu’il a ,par un mouvement de cavalerie, me-nace la gauche de l’armee autrichienne,ce qui l’a ddcidee d repasser l’Eger . Iln’y a la aucune invention.

En 1757, les armdes prussienne etautrichienne dtaient egales en force ,mais l’armee prussienne dtait comp 0 'see de vieilles troupes, aguerries et

disciplindes. La plus grande partie

de

celles du duc de Lorraine etaient f° r * :mediocres et de nouvelles levdes. A 1®bataille, les deux armees dtaient sdp a ”rdes par un ravin. Le roi marcha suttrois lignes par le flanc gauche, jusqu^ce qu’il trouva un debouchd. Le du cde Lorraine devait marcher sur tr° lSlignes par le flanc droit en suivant P a 'rallelement ce mouvement; ou pred'dre l’initiative, faire passer d sa gauch eet d son centre le ravin, et attaquer 1®droite du roi. II ne prit ni l’un ni l’ aU "tre de ces partis. II se contenta de f<U fefaire un changement de front en af 'riere d sa droite. De tout temps, ° n "vu des armees se cotoyer, plusie urSfois, mdme plusieurs lieues, pour a *'teindre un debouchd qui permit d l’ u ° ed’elles d’attaquer avec avantage.

Les partisans de Vordre obliquemirent la manceuvre du roi d lataille de Kollin ; et, quoiqu’elle cl !les suites les plus fdcheuses, qu’cll®^ 1ait fait perdre la bataille, la moiti^son armee et deux cents pieces de canon, ce qui l’a oblige de lever le

en-

de Prague et d’dvacuer la Bohdme,n’en persistent pas moins dans leur

gouement ; rien ne peut leurles yeux. Les uns disent qu’il s’ est t V ”|arracher la victoire par la faute d’ uchef de bataillon, qui a, mal ü pr°P°^ordonnd un a droite en bataille,orrfite la marche de Varmde. D'autre 5 'plus raisonnables, qui sont frapp^sinconvdniens attachds d une marche

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