Band 
Tome sixième.
Seite
928
JPEG-Download
 

928

frangaise pour s’affranchir, s’il 6taitpossible, du joug imperial. De sonc6te, la France avait interöt ä se creerun protectorat depuis la Ballique jus-qu’au Rhin ; et ces deux dtats, dont lamarine respectde de tout temps etaitimportante pour le commerce, com-pletaient, avec la puissance maritimede la Hollande, cetle grande Situationque le Directoire ne sut ni apprecierni conserver, mais dont le traite deCampo-Formio avait pos6 lespremieresbases.

CHAPITRE II.

POLITIQDE DD DIRECTOIRE.

Negociations de Rastadt.—RGvolalion ro-maine.—Revolution helvetique.—Revo-lution de Hollande.

§ I".

Lespröliminairesde Leoben avaient6te signes le 14 avril 1797; le traitede Campo-Formio est du 17 octobresuivant: l’Autriche fut six rpois ä seddcider ä la paix. Ce long delai etaitune tactique de son cabinet. Les len-teurs de la diete de Ratisbonne le ser-virent utilement. L’Autriche voulnit,quand les negociations s’ouvrirent äRastadt , gngner du temps ; Systemequ’elle a suivi ä toutes les dpoques.Les formes de sa chancellerie, l’espritnaturellement processif des Allemands ,se joignirent aux mteröts divers quipartageaient la dicte. L’empereur etaitd’ailleurs triplement represente a Ras-tadt . Cette position, favorable a lapremiere partie des negociations, trnn-cha les diflicultes relatives aux electo-rats ecclesiastiques, et Mayence.quietait le grand point de la conlestation,

MfiMOIRKS DE NAPOLEON.

fut livre aux troupes frangaises. Ce-pendant, quand les ministres de l’em-pereur cherchaient ä prouver aux prin-ces allemands que la cession de la rivegauche du Rhin ä la France etait lacompensalion necessaire des etats v6-niliens qu’avait acquis la maison d’AU*triche en ltalie, ils repondaient q uel’empereur n’avait pas eu le droit,comme chef de l’empire, de disposerd’une partie du territoire allemand ;mais leurs vaines remontrances ne ser'vaient qu’ä temoigner de leur m6con'tentement; ce qu’avait voulu Napoleonetait obtenu: Mayence, Cassel, C°'blentz et Kehl etaient ä la France .

Treilhard, Bonnier, Jean Debry ltoberjot succederent ä Napoleon da* 18la direction de la negociation ä R aS 'tadt. Leurs instructions furent dict^ eSpar l’esprit qui avait fait rompre ' eSnegociations de Lille. Le Directoir ®voyait avec peine les effets de la p 8 ’*de Campo-Formio. II allait jusd u ^dire ä ses allldes: Napoleon aurait ^marchersur Vienne , renverser le trö* 1 ®imperial; nous aurions r6volution n ®l’Allemagne , et c’est alors seulem ef|tque la rbpublique serait sortie trioi^'phante de sa lutte. Cette ineptietique etmilitaire n’u pas besoin d& terefulde. Napoleon signa la paix, P arCequ’il etait penetr6 des verilables

rölsde sa patrie et de son nrm6e.

pan 8

les grandes circonstances de la gucrf a »il n’y a qu’un moment pour faire I®paix : ce moment, il le saisit.

Le Directoire , l’Aulricheet les V Ti ' V

ces de l’empire, semblaient s’enten^a Rastadt pour trainer les negociali 01 ’en longueur. Le 8 janvier 1798, tr °^mois apres les ratitications, la dep u ^ ation de l’empire regut des pouvoi rillimites, et le 1 er mars eile reco»"^la rive gauche du Rhin pour ’ : ~ ,,pS

limites ‘

la rive gauche uu nnin puu>la republique. La dissidence de t

gio

ülaCordirIretereie.natsi ipaihioheitfisI

Pos

bas

rep

tue

Ion

hoi

quiiectorvin(■ultroil f

pritricdela ]la 1

bot

s ioi

ava

et

len

1

de*e itag®U|

l-r<

U

hm