VARIETES POLITIQUES.
CHAPITRE I er .
SITUATION POL1TIQCE BE L’EUROPE en 1798.
De l’Autriche.—De la Russie . — De L’An-gletcrre. — De l’Italie. — De l’Espagne etdu Portugal. — De laPrusse, de la Suede ,ot du Danemarck.
§ 1 er .
La politique de la rnaison d’Autriche a et<ü de tout temps envahissante ettemporisante; c’est ainsi que cettepuissance a empiete sur la Pologne etsur la Turquie , et qu’elle s’intitulaitsuzeraine des Etats d’Allemagne et d'I-talie. Le traite de Campo-Formio, endonnant ä la France le Rhin pour li-•nite, avait enleve ä l’Empereur unegrande partie de sa preponderance surCorps germnnique; il lui avait sur-to ut aliene les princes ecelesiastiques.ö 'un autre eöte, l’acquisition de Ye-D'se ne pouvait compenser l’echecP° r t6 ä la domination autrichienne en^talie par la creation des republiquesC| salpii, e , ügurienne, romaine, et bien-et möine de la parthenopcenne. L’ein-Pereur avait egalement perdu tout cre-^it en Piemont , que la Cisalpiuc sepa-r dit de »es dtats; ce faible royaume
semblait n’attendre qu’un ordre duDirectoire pour devenir province fran-Caise.
Napoldcn, dans ses importantes re-lations diplomatiques ä Leoben , äCampo-Formio, ä Rastadt , avait tou-jours observö vis-ä-vis de l’Autriche les dgards dus ä une aussi grande puis-sance. Entraitant d’egalitegal, il avaitreleve son caractere personnel et ce-lui de sanation, et il avait pris unsoinparticulier d’inspirer pour lui une con-fiance politique entiere; mais le cabi-net de Vienne n’etait pas, avec raison,aussi confiant dans le Directoire , dontla marche revolutionnaire, en France et au-dehors, reveillait perpetuelle-ment ses craintes. Il ne pouvait se dis-simuler que c’etait Napoleon qui avaitfaitla paix de Campo-Formio. Les re-proches que le Directoire avait adres-ses ä son negociatcur, sur la cession deVenise le lui eussent assez prouve, sila revolution helvetique , faite par laviolence au lieu d’ßtre l’effet d’unenegocialion, n’etait venu'e mettre lecomble ä ses alarmes, en ce qu’elledonnait ä la republique d’inexpugna-bles positions et les d6bouclies du Ty-rol, de l’Allemagne , et des provincesvenitiennes.
Le Directoire en etait encore a de-tester lesrois; cependant son gouvei -