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Tome sixième.
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958 MEMOIRES DK NAPOLEON.

genere, le conseil nomma une nouvelledeputation aux dtats, et rdvoqua cellequi existait. Mais s’arrogeant le droitde frapper d’illegalitd lout ce qui ve-nait de so passer ä Rotterdam , les an-eiens ddputes de cette ville, loin d’ac-cepter ieur revocalion, s’ötant rendusaux etats avant l’ouverlure de l’asscm-blee, il s’y troiiva une double represen-tation. La deputation revoquee se levaet prdsenta une adresse, daus laquelleeile denon^ait aux dtats-gendrnux laconduite illegale de la bourgeoisie deRotterdam , et demandait le rdtablisse-ment de ce qui venait d’ötre annuld.

Cette adresse fut soutenue par l’or-dre equestre; et la discussion la plusvives’dtab'itpourddcidersi les etats re-cevraientla nouvelle deputaliou. Aprcsune seance des plus orageuses, la ma-jorite resta aux patriotes; mais seule-mentdans la proportion de neuf contrehuit, une des dix-huit villes votantess’etant abstenuedo voter. La noblesse,furieuse de cet echec, declara qu’ellemettait ad refcrendum la rdsolutionadoptee, et menafa de prendre desor-mais dela mdmemaniere et indislinc-tement tout ce qui serait propose auxetats. Elle voulutmöme quitlerl’assem-blee, ce qui cüt dissous les etats; onse separa ainsi. Le lendemnin, la ddpu-tation rejetee osa se presenter a lasdancc; il lui fut intc.dit de sidger acöte de la nouvelle; et eile dut rester de-bout hors de l’cnccinle des döpulds,mais assistant neanmoins a la ddlibe-ration. La discussion reprit bienlöttoute sa violence, quoiqu’elle cüt dtdddcidde, la veille, par la mnjorite, etque la minoritd seulemerit eül döclarele rcfercndum sur lequel revint encorela noblesse. Cette nouvelle discussionelait lolalementillegale; aussi depassa-t-elle toutes les bornes de la decenee.Le graud-peusionnaire lui-müme, qui

prdsidait, et qui etait vendrü de tousles partis, fut npostrophd et outragdpar un jeuno homme de l’ordredques-tre : c’etait insulter les etats. Ce ma-gislrat se leva alors avec dignite, re-procha sdverement ä l’oratcur de l’or-dre equestre l’inconvenance de saconduite, declara que son devoir etaitde conclure ä la majoritd des voix, et,laissnnt lomber lc marteau sur la table,ferma la seance. Ainsi se termina l’af-faire de la double ddpulalion de Rot-terdam .

Cette seance eut lieu le 25 avril, etil fut lieureux pourlcs patriotes que 1»majoritd leur eüt öte acquise; car leparti slatbouddrien, qui avait l’espd-rance de triompher sur le point de ladouble deputation de Rotterdam , de-vait, a la faveur de ce succes, fairerappeier Guillaume Y ä Ln Ilnye, luirendre le commandement et destituerle grand-pensionnaire, ce Blesswickdont le patriotismo lui dlait si redou-table. L’ambassadeur d’Angleterre ,Harris, etait de la conspirolion , et ilse croyail tellement sür de la victoirc,qu’il avait d’avnnce prdpard une grandefdte dans son Rötel, pour la celebrer.

Cependantlos all'aircs de la provinced’Utrecht, divisde en dcux conscils.dont l’un, patriote, residual ä Utrecht ,et l’autre, orangislc, ü Amersfort ,elaient loin d’ötre pacilides. Les rep 11 'blicains de Tlollande proposerent I 9voie de la ndgocintion, dans l’espoi rd’eviler des troubles; les slat liouddrienäd’Amersfort accepterent ce moyen ,dans la persuasion oü ils dlaient defaire tourner In ndgociation ü l euravanlagc : ce qui arriva. La simplicit6et la bonne foi rdpublicaine devaieutecbouer contre l’nrmde des courtisai'Saguerris de Guillaume , qui dirigeajtoutes les manoeuvres de son pari**Aiusi, par de fausses promesses, P 8f