POLITJOUE I)U »UtfiCTOIRK. %7
reprt'sailles. Los espiits sagos, leshonnncs aniis de l’ordre public, s’at-tuchcrent ä un moyen qui conciliait ala üiis cl la dignite que les etats sedevaient eux-memes et les intere ts dupays. 11 6tait egalement impossible derepondre, soit au memoire du slalhou-der, soit a la lettre de la princesse,saus descendre ä une refulaliori vio-lente, et sans appeler haulement sureux la vengeance publique. Quant auprinee, les etats n’avaient plus rien ämennger ; et il devait leur eonvenir delui interdire tout acces dans la provin-ce. Ils l’avaient dejä depouille de toutesses dignites, ils ne pouvaient point nepas le declarer haulement l’ennemide la patrie bollandaise ; mais ils en-visagerent sous d’autres rapports laconduito qu’ils devaient tenir enversla princesse. 11s voulurent ne voir eneile que la soeur du roi de Prusse, ctfaire de leur indulgepce une mesurede politique. En consequenee, ils döci-derent de faire insinuer ä la princessede sbparer sa cause de celle de sonniari; d’assurer, par cette demarche,la condition de ses enfuns, et de pou-voir ainsi conlinuer d’habiter le palaisde La llaye, oü eile jouirait de tous leshonncurs attaches a son rang, et as-surerail ä la dignite stathouderienneet a la souverainete des etats ce queles iois leur avaient donne. L’exclusiondu prinee ne devenait plus qu’unu ex-■ception personnelle, motivee par desviolations de toute espece, et absolu-wenl etrangeres ä la condition du sta-fbouderat, ä laquelle on 6lait loin de■ v <iuIoir porter la moindre atteinte. Lesetats de Ilollande donnaient ä la foisll » grand exemple de justice et deModeration ; car leurs villes, les habi-Mus de ces villes, les proprietes de cesliabitans avaient ete inopinement, ets »us provocution, les viclimes des plus
coupables agressions de !a pari duprinee. II etaitjuste.de l’cn punir, etil etait de la majeste souvernine de lanalion de ne punir que lui. Le planqu’ils venaient d’arröter etait d’unehaute sagesse. Une cirronstance desplus graves survint tout ä coup, quienipöcha son exCcution.
La princesse s’etait plainte de lamindere la plus violente au roi sonfrere, d’avoir ete arrölec, dans sonvoyage ä La llaye, par un postc hol—landais. Oependant, dans la lettrequ’elle avait ecrite aux etats ä ce snjet,loin d’articulcr le moindre reprochecontre les membres de la Commissionde Woorden et l’oflicier qui s’elnientopposds ä son voyage, eile avait rendujustice aux egards dont eile avait etcl’objet. Le roi, Irompe par la leltre dela princesse, chargea son ministre deremettre aux etats un memoire enreparation d’injures, d’outrages, deviolences qui auraienl ete commis en-vers sa soeur; la Suspension de sonvoyage y etait qualifiee d’attentat. Lesetats repondirent ä ln note royale parl’expose le plus detaillö des faits, ot,donnant des preuves incontestables dela faussete desinformations qui avaientete transmises, ils ne douterent pasun moment d'avoir satisfait le roi ; ilscrurent rnSme pouvoir comptcr surson inlluerice pour faire accepter parla princesse sa soeur les proposilionsqu’ils avaient arrelees.
Dans l’intervalle de la note du ca-binet de Berlin au contre-mimoire desetats, l’ambassadeur de France , parfai-temerit instruit des circonstanees del’arrestation des voilures de la cour,des actes de la commission de Woor-den, et de tous le s desordres que leparti orangistc avait exdt6s dans laprovince, s’offrit pour conlribuer aöclairer M. de Thulemeyer, ministre