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P0L1TIQUE Dü UIRECTOIUK.
tan» et poursuivis par les Fran§ais,coururent s’embarquer ä Bröme. Laconquöte de la Hollande completa legrand Systeme des frontieres de laFrance. Le Rhin tout entier lui appar-tint : il n’y avait plus d’electorats nid’evöches souverains sur ses bords.L’Autriche et les princes allemands avaient perdu tous leurs ötats sur cefleuve. Le fort du Rhin devant Man-heim elait au pouvoir des Franpais.Cette ville et Mayence etaient rigou-reusement investies; eiles allaient souspeu tomber sous les coups des assie-geans. La prise de la Savoie , du comtede Nice, l’occupation d’une partie de laBiscaye et de la Catalogne avaient misles Alpes et les Pyrönees dans l’en-ceinte des limites republicaines. Lagloire militaire de la röpublique fran-paise ötait attestee sufflsamment parde si beaux resultats,. des campagnesde 1794 et de 1795. La prise de centcinquante villes, cent combats, vingt-neuf grandes batailles porterent le nomfranpais au-dessus de celul des autrespeuples et au-dessus m6me de l’hon-neur de ses plus grands Souvenirs. Telleötait la gloire franpaise, et la guerred’Italie n’avait pas eu lieu.
Un traite de paix assura les relationsde la France et de la Hollande; il futl’ouvrage de Sieyes qui etablit une heu-reuse harmonie enlre les inleröts desdeux peuples. La Convention fut cou-söquenle , dans sa nögociation , auxPrincipes qui l’avaientanimee pendantla guerre. Le premier article du traiter econnaissait la souveraineli et l'inde -Pendance des Provinces-Unies; mais leSouvernement franpais avait besoinde prendre ses süretes ; son armeeS ;| rda possession des villes fortes etdes plaees dont l’Angleterre pourrait8 Sparer par surprise.
Dans une seance solenneile de la
Convention, Sieyes ayant pr&sente lesnegociateurs hollandais, le traite futralifie. Dans cette seance, l’influeneeconventionnelle avait insensiblementexalle le caractere reflechi des Hollan-dais, et ils s’etaient ä leur tour laissedchauffer par des clubs et des societdspopulaires, dont l’autorite s’etait ele-vee, commeen France , au-dessus de cel-le des magistrats. Ces violences etaientde faibles represailles contre le partide la maison d’Orange, qui avait, en1787, fait saccager bien des villes etnoyer une foule de patriotes par sesalfides; ces troubles s’apaiserent bien-töt. La moderation nationale reprit ledessus; la justice cicatrisa toutes lesplaies. Le 28 janvier 1796, une grandesolennite celöbra, äLaHaye, l’heureuxanniversaire de la revolution batave.Le 1 er mars, eut lieu l’ouverture del’assemblee nationale, dont le celebrePeter Paulus fut nommö President;mais ce grand citoyen ne jouit paslong-temps de l’öclatanle recompensedöcernde ä son patriotisme; le 17 dumöme mois, le peuple qu’il avait siönergiquement defendu contre le sta-thouder suivait ses funerailles.
Apresla Convention, la republiquebatave eut affaire au Directoire , qui luienvoya une Constitution. Toute char-te, quelque bonne qu’elle füt, parcela seul qu’elle venait de l’etranger,devait trouver une forte Opposition enHollande, malgre la preponderanceeffrayante de la röpublique franpaise.Une circonstance heureuse vinttout-ä-coup au secours des Bataves, auxquelsleur rösistance ä l’influence de laFrance pouvait devenir fatale. Le gou-vernement de La Haye apprit qu’uneescadre de six vaisseaux franfais, arri-vee a Batavia, y avait etö repue et pro-tögeait cette grande colonie contre lesentreprises de l'Angleterre. En recon-