Band 
Tome sixième.
Seite
994
JPEG-Download
 

9Ö4

MEM01BES DE NAPOLEON .

forfa, les mit eti deroute, et forma des-lors le noyau de l’armee vendeenneavec les paysans dont il venait de cou-ronnerles premicrs efforts, et les qua-tre pieces de eauon qu’il avait enleveesä Jallais et ä Chemille.

Les homogenes s’atlirenten revolu-tion corame en physique. A la nou-velle de la victoire rcmportee par Ca-thelineau, Stofflet , garde-chasse, luiamena deux mille paysans de Maule -vrier. Stofflet etaitun anciensoldat d’unregiment suisse. Un nomme Forüt, an-cien domestique d’un emigre, qui s’e-tait fait dans son village une rüputationpouravoir tueungendarme, lui amenaegalement sept cents hommes. Telsfurent les cadres de trois eorps d’ar-mee commandes, l’un par un garde-chasse de M. Colbert Maulevrier, l’au-tre par un domestique, et le tout parun voiturier qui devint genüralissime.Celui-ci avait re$u de la nature la prä-miere qualite d’un homme de guerrc,l’inspiration de ne jamais laisserse re-poser niles vainqueurs ni les vaincus.L’affaire de Saint-Florent est du 4mars; le 14, il quitta son village, reu-nit deux cents hommes, et prit Jallaiset Chemille : le 15, il marche sur Chol-lct avec unearmee.

Chollet est une ville de trois millehabitans, ü douze lieues de Nantes etd’Angers . Elle est destinee par sa Posi-tion a jouer dans cette guerre un rölemalheureux ; eile est la premiere villedu Bocage, oü tant de combats vontavoir lieu. Elle etait defenduc par septä huitcents hommes et une forte artille-rie. L’attaque fut intrepide de la partdes Vendüens; ce fut un vrai houra.Leur succes fut complet. IIs trouve-rent dans Chollet quatre pieces deCampagne, six cents fusils et des muni-tions. 11 est ä remarquer qu’il n’y eutdans ce combat qu’un geutilhomme de

tue, ,le marquis de Beauveau, quietait dans le rang des patriotes. Leprincipal trophee de la prise de Chol-let fut une superbe piece de canon queLouis XIII avait donneo au Cardinal deBichelieu. Les Vendeens la nomme-ront Marie - Jeanne , et attacherenldepuis ä sa possession une esperanceet une conliance superstitieuses. Cli-que peuple a sa Marie-Jeanne. Le Pal-ladium des anciens, les boueliers d eNuma, les reliques des modernes, le®epdes de la chevalerie, la Durarulal.etaient autant de Marie-Jeanne ; c’estle cachet du veritable fanalisme. L apossession ou la defense de ces objets,devenus sacrds, rendaient les* soldatsinvincibles. Les hommes simples, ä quiil n’est point donne de concevoir lagrandeuretla puissance de la Divinit^trouvent d’eux-m&mes des inlerme'diaires qui lui servent de repos entr®le ciel et eux. L'idoliUrie n’eut p aSd’nutre origine, ainsi que les apothdo'ses et les beatiiications. Les Vendecu 9traitürent le canon de Louis Xl^comineunde leurs patrons ; ils leco«'ronnerent de fleurs et le couvrirent d 0rubans.

Le 16 mars, Vihiers, petite viH e ahuit lieues d’Angers , fut övacuee P arles republicains et occuptie par l 0S

royalistes. Lü dut s’arrüter l’ardeiir

de

Cathelineau , parce que la scmaiuc d 0Pdques approchait. Toute I’arme 0 sedispersa pour aller rcmplir les devoi’’ 1 ’de cette grande solennite ; et la {üü ‘nion au drapeau fut arrötöe poU f

bU*

lundi de la Quasimodo. Les rep u

de l ain-

cains proüterent de la dövotionVendee pour traverser tout le pi>y ssurge, ou personne ne se presci> tapour les arröter. Us arriverent a ‘ nM **Angers , oü ils proclamerent q llC | oUetait termine. Cette presoinph 011 < urcoüta eher j ils ne counaissaient P aS