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des royalistes, fut enlevö ä la baion-nette; toute l’artillerie döbarquäetomba au pouvoir des rdpublicains.La mer se couvritd’embarcations; tousceux qui avaient ßchappe au carnagependant le combat se precipiterent surle rivage pour gagner l’escadre ; maisla plus grande partie ne put entrerdans les chaloupes. Grand nombre deces malheureux , que la politique ma-chiavälique du cabinet de Londres sa-crifiait ainsi, attendaient sur le rivagequ’on vint les enlever ä une mort cer-taine ; d’autres se jeterent sur leursepees ou sur leurs baionnettes , et setuerent sous les yeux de leurs chefs :les Anglais resterent spectateurs im-passibles de ces scenes d’horreur. L’a-gonie de cette armäe de Fran^ais futaffreuse. D’Hervilly, auteur involon-taire de ce däsastre , fut blesse d’uncoup de canon ; il alla mourir en An-gleterre : les emigrüs qui ne purents’embarquer furent pris avec le braveSombreuil, au nombre de douze Cents.Ce chef s’etait rendu par une sorte decapitulation verbale faite au milieu del’action, ä laquelle le general en chef,Hoche, elait tout-ä-fait dtranger. 11 leprouva puisqu’il ne voulut point la re-connaitre; et de fait il ne le pouvaitpas : c’etait Tallien , repräsentant dupeuple a Vannes , qui seul avait ce pou-voir. Mais le general Hoche fit ce qu’ilpouvait faire , ce fut de ne pas fairegarder ses prisonniers , qui eurenttoute la nuit pour gagner la forßt etse sauver; la plupart de ces malheu-reux ne voulurent point en profiter.Tallien fit füsilier impitoyablementSombreuil et ses compagnons, parmilesquels il y avait plus de deux centsofficiers de marine expärimentes. Leproeonsui rempliten cela les desirsducabinet de Saint-James , encore plusque ceux du Comite de salut public ;
conduite inexplicable, puisque Tallien etait en rapport avec les princes. L’a-miral anglais Warren ramena en An-gleterre ses vaisseaux, ses öquipages,quelques fugitifs, ä la honte de son pa-villon ; il fut bien accueilli par le mi-nistere, mais il fut honnipar la nation.Et quand en plein parlement le minis-tre Pitt, poursuivi par l’opinion de sesconcitoyens, osa justifier l’expdditionde Quiberon , en disant: Du moins tesang anglais n’y a pas coule, Shdridanlui räpondit : Non , sans doute, maisl’honneur anglais a coule par tous lespares. La reponse de Sheridan jugesuffisamment la conduite du gouverne-ment anglais , et la foi quel’on doit at-tacher aux justifications semblables äcelle de l’ömigre qui, tämoin des d6-sastres de Quiberon , cherche ä laverde tout reproche l’amiral Warren etle cabinet de Saint-James. Cet emigr^ne fait le proces qu’ä ses compagnonsd’armes, comrne Sluüridan ne le faitqu’ä son gouvernement: ils ont raisontous deux, mais l’orateur de l’opposi-tion est restd l’oracle de l’histoire.
Aussitöt que Charette apprit l’exä-cution des 6migr6s ä Vannes , il fit, parrepresailles, füsilier deux milleprison-niers qu’il avait faits depuisla rupturedu traite de la Jaunaye. Ces vengean-ces de cannibales rangent parmi l eSlleaux du genre humain les liomnie*qui les ont provoquäes ou exercees-La conduite de Charette en cette oc-casion est plus coupable pcut-ötre qu ecelle de Tallien , qui avait pour auto-rit6s et pour juges les lois existantes,et pour justificalion la qualite de re-belles pris ä main armäe sur le lerri-toire; tandis que le massacre de deu*mille räpublicains ordonne par Cha-rette, et exäcute sous ses yeux, fut leresultat d une combinaison et d uncnicul de simple cruautii <>ü manquait