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Tome septième.
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PREMIERE PARTIE

Situation des affaires mililaires et politiques ä Parrivee de l’Empereur sur le Mein. —Mouvements des deux armees. — Bataille d’Iena .

Lorsque l’Empereur parut au milieusou avmee, la guerre n’etait pas en-c °t'e declarec entre la France et laPrusse. C’etait un spectaclc remarqua-'•'Ic de voir cette derniere puissance s’a-^•ter, s’ebranler en masse, reunir sesforces, les transporter sans cesse d’un' u ‘ u ä un autre, leur faire faire desUiarches et des contre-mardies, mena-c c.v\ a France parscsmouvements mili-ares, par ses ec-rits et parses propos,an noncer non seulement le desir dec °tnbattre, mais meine la certitudo deVa incve, parier enfm de ses tviompliesc °nime s’ils etaient certains.

Cependant la Prusse ne s’arretait äau cun plan üxe. Elle n’entamait aucune•Operation , reculait a l’instant de decla-rer oöicielleinent ses intentions hos-t '^ es i paraissait etonnee et contuse def iue tant de bruit n’avait pas l’air| l ’etr e entendu par la France , et de voir'»'mee qu e les Prussiens disaient etreSUrs de battre, se porter tranquillcmentai ' f ^-'Vaut de sa ruine.

Getto eonduite bizarre etait Feilet du'■ elire c[ui s’etait einpare de toutes lesletes prussiennes, et surtout de l’irre-ao |ution oü etait plonge le roi de PrusseU| -nieme. Ce prince se trouvait reelle-^ent entralne a la guerre par une fac-j' on Putssante, a la tete de laquelle etaita reine. Mais avec son coup d’ced juste,1 decouvrait parfaitement les conse-^Uences funestes de la demarclte qu’onUl faisait faire, et l’ablme qu’on ouvraits °us ses pas. Napoleon lui avait fait sen-vu.

tir plusieurs fois la faute qu’il commet-tait en se separant de Falliance de laFrance . Frederic UI n’etait que troppenetre de cette verite; cependant ilcedait ii une impulsion qui agissait con-linuellement sur lui, et I’empechait dese conduire d’apres sa volonte.

Du cöte des Francais , il regnait au-tant de calme et d’ordre qu’il y avait detrouble et de confusion chez les Prus-siens. A la tete d’une arcnee superbe,constamment victorieuse et qui ne res-piraitque les combats, Napoleon, tran-quille sur les evenements, laissait nean-moins encore ii son ennemi le choix dela paix ou de la guerre. Cependant il nenegligeait aucune precaution. Des sonarrivee ä NYürtzbourg, les ordres fu-rent donnes pour assurer, par des re-quisitions, la subsistance des troupes,et pour construire des fours ä Bamberg ,Croimch, Forcheim, Würtzbourg . Unordre du jour, publie dans tous lescorps, designa les meines places pourdevenir les depöts oü seraient renvoyesles convalescents, et oü devraient serendre les hommes qui arriveraient deFrance , une fois que l’armee auraitcommence ä se porter en avant. Il futegalement prescrit aux commandantsdes corps d’armee de diriger sur cesplaces les femmes, les bagages qui neseraient pas absolument necessaires,enfin toute espece d embarras, pourque l’armee füt plus mobile et pluslegere.

Il y eut quelques changements dans

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